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Archive de la catégorie Prix de l'immobilier

Les ventes de logements neufs en baisse

 

Au troisième trimestre, les ventes de logements neufs ont chuté en France de 12,9% sur un an au troisième trimestre, selon le ministère du Logement, qui a fait état parallèlement mardi d’une hausse de 11,4% des mises en chantier et de 22,6% des permis de construire entre août et octobre 2011.

“On ne va plus voir des chiffres favorables pour les mises en chantier et les permis de construire à partir du deuxième semestre 2012 à cause de la baisse des ventes et des nouvelles dispositions prises par le gouvernement”, prédit auprès de l’AFP Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).

Au cours des douze derniers mois (novembre 2010 à octobre 2011), le nombre de mises en chantier, avec 356.273 unités, est en augmentation de 19,4% par rapport aux douze mois précédents alors que le nombre de permis de construire accordés est de 445.430, en hausse de 13,6%. Mais au cours des quatre derniers trimestres (4e trimestre 2010-3e trimestre 2011), les ventes s’élèvent à 101.300, soit une baisse de 10,7% par rapport aux mêmes périodes un an plus tôt.

Pour l’ensemble de l’année 2011, le nombre de logements neufs vendus par les promoteurs devrait tomber, selon Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris X-Nanterre, entre 97.000 et 98.000 contre 115.000 en 2010, soit une baisse de 15%, loin du record de 127.000 en 2007. Pour 2012, M. Mouillart s’attend à une nouvelle baisse à 85.000, plus très loin du chiffre de la précédente crise (79.000 en 2008).

“L’année 2012, avec 340.000 mises en chantier en 2012 contre 350.000 en 2011 devrait marquer un recul qui s’alimente du repli de la demande. Pour inverser ce repli, cela va être dur en l’absence de dispositifs publics de soutien à la construction privée”, souligne M. Mouillart.

La suppression en 2013 du dispositif “Scellier”, un avantage fiscal pour les investisseurs achetant des logements neufs pour les louer, intervenant après un nouveau “coup de rabot”, survenu lors du second plan de rigueur, ramenant pour 2012 le taux à 13%, effraie les promoteurs et tout le secteur du bâtiment.

La mobilisation générale a été décrétée par les quatre principaux présidents du secteur, pour une fois unis, qui ont décidé de tenir une conférence de presse lundi prochain “pour dénoncer les conséquences des mesures prises par le gouvernement et interpeller les candidats à la présidentielle”.

Outre Marc Pigeon, le président de la FPI, seront présents Pascale Poirot, présidente du syndicat des aménageurs-lotisseurs (Snal), Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment (FFB) et Christian Louis-Victor, président de l’Union des maisons françaises (UMF).

Mais la suppression du “Scellier”, dispositif qui a généré une inflation des prix, est considérée comme une “chance pour les vrais promoteurs” estime pour sa part par Marc Gedoux, président de Pierre Etoile.

“La défiscalisation a fait oublier qu’elle ne devait être qu’un atout et pas tout le charme. Le fard retiré, la construction locative va apparaître sous son vrai jour et les promoteurs fiers de leurs métiers en sortiront grandis”, juge M. Gedoux.

© AFP


Pourquoi l’immobilier parisien ne cesse d’augmenter en terme de prix ?

 

Deux catégories d’explications : soit il s’agit d’une bulle spéculative, soit les prix reflètent réellement l’offre et la demande de logement. 

1er argument : c’est spéculatif !

Pour qu’il y ait spéculation, il faut que les achats spéculatifs fassent monter artificiellement les prix. Beaucoup de particuliers sont guéris pour longtemps de toute velléité de placer leur patrimoine en bourse par les événements des dernières années.

L’épargne des ménages étant toujours abondante et la fiscalité appliquée à l’immobilier de rapport étant très favorable, de l’argent est donc disponible pour des achats à vocation de placement. C’est ce qui peut expliquer cette bulle spéculative. 

2ème  argument : c’est réellement un reflet de l’offre et de la demande.

Mais il semblerait que la plupart des transactions se font pour un motif de logement. Et, si les prix augmentent rapidement, c’est qu’il y a peu de vendeurs et beaucoup d’acheteurs solvables. La faiblesse des taux de crédit actuels et l’augmentation possible des durées d’emprunt ont dopé l’accession au crédit pour l’achat immobilier.

C’est donc une des raisons.

La seconde est dans la limitation du nombre de logement à Paris. Paris n’étant pas “extensible”, avec une population croissante requerrant un logement (augmentation des divorces, premier emploi à Paris …), les prix s’envolent de part la distorsion de l’offre et de la demande : de plus en plus de demande avec une offre qui reste constante. 

Enfin, la pénurie d’offre et la frénésie des acheteurs qui revendent leurs biens en vue d’acquérir des surfaces plus grandes, alimentent la surenchère.  

La flambée des tarifs parisiens entretient également la hausse des prix en banlieue, de plus en plus d’acheteurs étant de fait contraints de reporter leurs recherches au-delà du périphérique.

De la part de Myimmobilier.com, plateforme de services immobiliers et stratégies sur Paris et Région parisienne

Logements anciens: +7,4% au 1er semestre

(AFP) 

05.07.2011 Les prix des logements anciens en France ont augmenté de 7,4% sur un an au premier semestre 2011, mais le nombre de transactions a baissé de 7,1%, selon des données publiées mardi par Century 21, un des plus importants réseaux d’agences immobilières de l’Hexagone.

“Le marché s’autorégule et évite qu’une bulle immobilière se forme”, a affirmé Laurent Vimont, président de Century 21, en commentant cette étude portant sur plus de 20.000 transactions réalisées par ce réseau au cours des six premiers mois de 2011.

Les hausses des prix sont très disparates selon les régions et six régions voient même leur prix baisser par rapport à la même période de 2010: la Bourgogne (-6,9%), l’Alsace (-4,3%), l’Aquitaine (-2,6%), l’Auvergne (-1,1%), le Limousin (-0,8%) et le Nord-Pas-Calais-Picardie (-0,1%).

Mais cela n’a pas empêché le prix moyen d’une transaction de franchir, pour la première fois, le cap symbolique des 200.000 euros (210.438 euros exactement).

La flambée des prix à Paris intra-muros contribue grandement à tirer les prix à la hausse, avec une augmentation de 17,9% sur un an pour atteindre 8.344 euros/m2 en moyenne, soit un bond de plus 1.200 euros en 12 mois.

Pour le reste de l’Ile-de-France, la hausse, sur un an, reste forte (+10,3%), principalement à cause des Hauts-de-Seine (+13,6%) et du Val-de-Marne (+14,5%).

La tendance est en revanche à une quasi stabilisation par rapport au deuxième semestre 2010 en Seine-et-Marne (-1,37%) et en Seine-Saint-Denis (+0,96%).

Les deux grandes métropoles de province voient également les prix continuer de grimper: +6,85% pour Lyon et sa région à 2.653 euros/m2 en moyenne et +4,92% pour Marseille et sa région à 2.774 euros/m2.

Les prix des logements anciens augmentent plus vite que les revenus

Dépêche AFP

De 1998 à 2010, la hausse des prix des logements anciens (+141%) a été beaucoup plus rapide que celle des revenus (+43%), indique une étude de l’Institut national de la statistique publiée mardi.

Aussi, “un poids croissant” pèse sur les dépenses “que les ménages consacrent à leur logement (loyers ou mensualités de remboursement des emprunts, charges collectives et dépenses individuelles d’énergie et d’eau)”, souligne le document.

Selon l’Insee, les loyers ont augmenté en moyenne un peu moins vite (+2,4% par an en moyenne, soit 33% sur la période étudiée) que les revenus, mais plus rapidement que les prix à la consommation (+21%).

Entre 2000 et 2010, les loyers du secteur privé et ceux du secteur social (principalement HLM) ont connu la même progression (+29%).

Le montant des remboursements d’emprunts liés uniquement à l’habitat est en moyenne trois fois plus élevé (745 euros par mois en 2008) que celui des crédits liés seulement à la consommation, selon une autre étude consacrée à l’”endettement et le recours aux services bancaires”.

Ce poids a particulièrement augmenté pour les locataires du secteur privé et les ménages à faibles ressources.

Ainsi, 3,8 millions de ménages (14% du total) se retrouvent en situation de “précarité énergétique” car ils consacrent plus de 10% de leurs revenus à régler leurs factures d’énergie pour se chauffer et s’éclairer, selon une troisième étude intitulée “avoir froid ou dépenser trop pour se chauffer”.

Logements anciens: nouveau record historique du prix de vente à Paris

 

03.03.2011 (AFP)

Paris a établi en 2010 un nouveau record avec un prix de vente dans le logement ancien à 7.330 euros/m2 en moyenne (+17,5% sur un an), un niveau qui devrait encore monter en 2011 en raison d’une demande plus forte que l’offre, selon une étude des notaires parisiens publiée jeudi.

Avec un prix moyen de 7.330 euros/m2 au 4e trimestre, soit une hausse de 17,5% sur un an, pour les appartements anciens, Paris intra-muros bat le record de 7.030 euros/m2 qui datait seulement du 3e trimestre, indique cette étude de la Chambre des notaires de Paris et de l’Ile-de-France.

“La hausse actuelle des prix des logements anciens devrait continuer au premier semestre et se stabiliser au second”, estime Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d’Ile-de-France.

Se basant sur les avant-contrats de vente, et non sur les actes définitifs, les notaires affirment que “le niveau de 7.600 euros le m2 moyen” a été atteint en février 2011.

Pour l’ensemble de l’Ile-de-France, les prix ont enregistré une hausse de 14,1% en 2010 par rapport à 2009.

L’augmentation est beaucoup moins forte en petite couronne (+12,8%) et en grande couronne (+7,3%) que dans la capitale.

Pour le seul quatrième trimestre, le prix moyen des logements anciens à Paris a grimpé de seulement 4,4%, par rapport au trimestre précédent, ce qui explique que la hausse n’a pas atteint les 20% sur l’ensemble de l’année, ce qui étaient encore imaginé début décembre au vu des trois premiers trimestres.

Le nombre de transactions (neuf et ancien) a atteint en 2010 60.080 sur la région IDF, en progression de 37% par rapport à 2009.

Logements neufs : embellie sur les ventes

 

Selon les chiffres annoncés mardi par le ministère de l’Ecologie, près de 30.000 logements neufs ont été vendus par les promoteurs au 3e trimestre de cette année, soit une progression de 11,2% sur un an, nettement supérieure à celles de 7,6% et 5,3% enregistrées respectivement au 2e et au 1er trimestres.

“La France, malgré la fin du doublement du PTZ (prêt à taux zéro) cet été revient aux niveaux élevés de la période comprise entre 2005 et l’été 2007, avant la crise”, souligne à l’AFP Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris X-Nanterre.

Pour M. Mouillart, “les promoteurs profitent de l’attrait actuel du dispositif +Scellier+, pour les investisseurs louant leurs logements, dont les avantages fiscaux vont diminuer en 2011″.

Selon lui, les promoteurs devraient finir l’année 2010 avec environ 115.000 ventes, pas très loin du record de 127.000 en 2007, une nette progression par rapport à la désastreuse année 2008 (79.400) qui avait vu un effondrement de plus de 37%.

“Cette fin d’année confirme l’assainissement des fondamentaux du marché du logement neuf”, s’est félicité de son côté le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu dans une déclaration à l’AFP.

Mais la demande risque de se heurter à une insuffisance d’offres, surtout dans les zones les plus déficitaires en logements comme l’Ile-de-France.

Ainsi les promoteurs n’ont mis que 22.411 logements sur le marché au troisième trimestre contre plus de 27.000 au trimestre précédent.

“Si cette tendance se poursuit au quatrième trimestre, on peut craindre que les acheteurs aient des difficultés à trouver ce qu’ils recherchent et que cela conduise à faire monter les prix”, avertit M. Mouillart.

Déjà, le prix moyen au mètre carré des appartements neufs au troisième trimestre 2010 (3.615 euros) a progressé de 7,0% par rapport au trimestre correspondant de 2009. Mais le prix de vente des maisons individuelles a pour sa part baissé de 5,1%.

Les prix moyens des logements neufs devaient progresser de 5% à 6% en 2010 par rapport à 2009, selon M. Mouillart.

Le nombre de permis de construire a de son côté progressé de 8,9% à 99.409 unités d’août à octobre 2010, par comparaison avec la même période de 2009. Le bond est de 10,1% à 392.253 unités sur un an, de novembre 2009 à octobre dernier, par rapport à la période novembre 2008-octobre 2009.

En revanche, les mises en chantier de logements neufs ont baissé de 2,2% d’août à octobre, par rapport à la même période un an plus tôt. Elles se sont établies à 78.375.

Leur repli est équivalent, -2,2%, à 298.432 unités, pour les douze mois courant de novembre 2009 à octobre 2010, par rapport à novembre 2008-octobre 2009. Mais l’année 2010 devrait se terminer entre 300.000 et 305.000 mises en chantier, en légère progression par rapport à 2009 (299.913).

Grâce aux ventes de 2010, 2011 devrait enregistrer une “accélération de la reprise” avec un nombre de mises en chantier compris entre 335.000 et 340.000, prédit M. Mouillart.

Mais “le marché immobilier français reste très dépendant des politiques monétaires qui ont poussé les taux longs à la baisse. Or ces facteurs de soutien ne sont pas éternels. Le deuxème semestre 2011 se caractérisera plutôt par une phase de consolidation”, estime Mathilde Lemine, directeur des études économiques de la banque HSBC France.

La barre des 7.000 euros/m2 franchie à Paris

 

Logement ancien: hausse des prix en Ile-de-France (dépêche AFP)

25.11.2010 La hausse des prix des logements anciens s’est accélérée en Ile-de-France au troisième trimestre et un nouveau record a été battu dans Paris intra-muros, où le prix moyen des appartements dépasse désormais la barre symbolique des 7.000 euros/m2, selon les notaires.

“A Paris la hausse pour l’ensemble de l’année 2010 devrait avoisiner 15%, alors que jusqu’à présent nous estimions qu’elle serait seulement un peu supérieure à 10%”, a déclaré jeudi à l’AFP Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires de Paris et d’Ile-de-France.

Pour l’ensemble de la région, les prix de vente des logements anciens ont grimpé en moyenne de 10,6% sur un an au 3e trimestre 2010, selon l’indice de la Chambre.

Dans Paris intra-muros, un nouveau record a été établi à 7.030 euros/m2 en moyenne, effaçant largement l’ancien record (6.680 euros/m2) qui datait seulement du trimestre précédent. Sur un an, la progression atteint le niveau incroyable de 1.000 euros/m2, soulignent les notaires.

Autre symbole, plus aucun des 20 arrondissements de Paris n’affiche de prix médian au-dessous de 5.000 euros/m2, même dans l’Est traditionnellement plus abordable.

Sur un an, par rapport au 3e trimestre 2009, l’augmentation pour l’ensemble de l’Ile-de-France est largement supérieure à l’inflation (+1,6%). Elle est aussi beaucoup plus forte à Paris intra-muros (+13,8% contre seulement +4,8% fin avril) qu’en petite couronne (+10,8%) et en grande couronne (7,6%).

“L’immobilier est de plus en plus la seule chose qui soit stable dans le monde économique actuel”, explique Me Lefebvre pour justifier cet engouement pour la “pierre”. Le phénomène nouveau, qui pousse à la hausse, est le retour sur le marché des “seconds acheteurs” qui se portent acquéreurs après avoir réalisé une importante plus-value avec leur première acquisition.

Il a été constaté avec la multiplication des crédits-relais, les banques se montrant moins frileuses. Ce qui amène certains à surenchérir sur le prix fixé à l’origine pour obtenir ce qu’ils recherchent depuis plusieurs mois.

En volume, le nombre des transactions (neuf et ancien) a progressé de 23% au troisième trimestre par rapport à la même période de 2009. Il a retrouvé le niveau moyen (185.000 par an) observé, de 1999 à 2007, avant la crise.

Les étrangers, qui représentent près de 8% des propriétaires à Paris, sont aussi de plus en plus amateurs “d’appartements de grand standing dans le coeur de la capitale”, selon Me Lefebvre.

Les Italiens, avec près du quart du total, sont devenus les principaux acheteurs étrangers, devant les Belges et les Néerlandais qui, grâce aux facilités offertes par le TGV, s’en servent souvent comme résidences secondaires pour profiter des attraits culturels et gastronomiques de la capitale.

“Dans les prochains mois, les ventes resteront soutenues par la faiblesse des taux d’intérêt, un contexte psychologique favorable au logement, en dépit de la disparition des achats d’anticipation, avant la disparition ou la modification de certaines mesures financières et fiscales”, pronostiquent les notaires.

Surtout que, selon eux, “le niveau particulièrement faible des taux d’intérêt ne devrait pas significativement changer en 2011″.

Pour autant, “la poursuite de la hausse des prix immobiliers va finir par peser sur la capacité d’achat des ménages et limiter la hausse à venir des ventes de logements”, prédit Mathilde Lemoine, directrice des études économiques de la banque HSBC France, dans une étude intitulée “Marché immobilier français: la consolidation?”

© AFP


Bond de 9,8% du marché parisien !

Les prix des appartements anciens ont augmenté de 6,3% en France au deuxième trimestre 2010 sur un an, dopés par le bond du marché parisien (+9,8%), selon l’indice notaires-Insee publié mardi.

Les prix ont effectivement grimpé de 4,3% en province, mais ont grimpé de 8,6% en Ile-de-France et de 9,8% à Paris.

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Les prix flambent à nouveau et record à Paris

@AFP 

Demande excédant l’offre, attrait de la capitale: les prix des logements anciens flambent à nouveau en Ile-de-France, comme avant la crise, et Paris intra-muros vient de battre son record historique avec un prix moyen des transactions de 6.680 euros le mètre carré. 

Les prix de vente des logements dans la région capitale ont enregistré une hausse de 7,8% au deuxième trimestre par rapport au trimestre correspondant de 2009, a annoncé jeudi la Chambre des notaires de Paris et de l’Ile-France. “La hausse actuelle devrait continuer et dépasser les 10% à Paris intra-muros sur l’ensemble de l’année 2010 car la demande dépasse l’offre”, estime Me Christian Lefebvre, le président de l’institution. 

Au deuxième trimestre, le prix moyen des logements anciens en IDF a grimpé de 2,5%, par rapport au trimestre précédent, selon l’indice des notaires. Sur un an (avril-juin 2010 par rapport à la même période de 2009), la hausse des prix est de 7,8%. La hausse est plus forte à Paris intra-muros (+9,8%, contre seulement +4,8% fin avril) qu’en petite couronne (+8,8%) et en grande couronne (+5,2%). Avec un prix moyen de 6.680 euros/m2 pour les appartements anciens, Paris intra-muros bat le record (6.620 euros/m2 en moyenne) qui datait du troisième trimestre 2008, avant la crise financière. 

La hausse n’est que de 3,7% dans le Ve mais elle grimpe à 19,3% dans le IIe, arrondissement central où le marché est très restreint. Sur les 20 arrondissements de la capitale, 13 ont atteint leur plus haut historique. L’arrondissement le plus cher reste le VIe (9.900 euros/m2 en moyenne) suivi du VIIe (9.730 euros) et du IVe (9.560 euros). A l’opposé, l’arrondissement le moins cher demeure le XIXe (5.350 euros) suivi du Xe (5.450 euros) et du XVIIIe (5.900 euros). Au sein des quartiers les prix oscillent entre 12.440 euros dans le sélect Saint-Germain-des Près (VIe) à 4.840 euros à Pont de Flandre (XIXe). “Les petites surfaces sont notamment très recherchées par les investisseurs”, souligne Me Lefebvre pour expliquer cet engouement. 

Même les maisons anciennes, qui ont connu une hausse plus tardive que les appartements, participent à l’emballement. Mais les augmentations sont plus sensibles en petite couronne (+11,0% en un an) qu’en grande couronne (+4,3%). Le nombre de transactions (neuf et ancien) approche les 45.000 au deuxième trimestre, en progression de 38% par rapport au deuxième trimestre 2009, où le marché était peu actif, et supérieur de 5% par rapport au trimestre correspondant de 2008. Toutefois, ces ventes demeurent inférieures de 8% au niveau moyen atteint pendant les deuxièmes trimestres de 1999 à 2007, périodes qui combinaient une forte activité et une progression des prix. “Je crois à la poursuite de la hausse des prix, pas à une explosion car la solvabilité des acquéreurs sera vite érodée au rythme actuel”, a conclu Me Lefebvre. Les chiffes des notaires, basés sur les actes définitifs de vente, corroborent ceux donnés par Century 21, un des principaux réseaux d’agences immobilières (850 agences), début juillet pour la France entière. Entre les premiers semestres 2009 et 2010, les logements anciens en France se sont renchéris de 8,48%, avait alors affirmé Laurent Vimont, président de Century 21, en se basant sur les avant-contrats.