CITE étendu à la réalisation d’un audit énergétique

Le champ d’application du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) a été étendu, à compter du 1er janvier 2018, aux frais de réalisation d’un audit énergétique comprenant des propositions de travaux permettant d’atteindre un très haut niveau de performance énergétique.

Les modalités d’application de cette mesure, à savoir, les conditions de réalisation de l’audit énergétique et son contenu (critères de performances minimales des matériaux nécessaires aux entreprises pour la réalisation des travaux, consommation annuelle totale d’énergie primaire du bâtiment après travaux, nouveau classement énergétique du bâtiment, l’estimation du coût des travaux détaillé par action, etc.), ont été détaillés dans un arrêté.

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De manière non exhaustive, s’agissant de ce qui intéresse plus directement le particulier quant à l’objectif de baisse de consommation d’énergie attendu, les préconisations de travaux doivent cumulativement résulter de la production :

  • d’un scénario, en une seule étape, visant une baisse d’au moins 30 % des consommations d’énergie primaire et une consommation après travaux inférieure à 330 kWhEP/m2/an si la consommation d’énergie primaire avant travaux est supérieure à cette valeur. Les travaux préconisés dans ce scénario doivent être compatibles avec l’atteinte, à plus long terme, du niveau BBC rénovation (label « haute performance énergétique rénovation) ;
  • d’un scénario permettant d’atteindre le niveau BBC rénovation précité, en 4 étapes au maximum, selon un ordonnancement visant à maximiser l’économie d’énergie lors des 1ères étapes sans compromettre la faisabilité technique ou économique des étapes suivantes, en tenant compte des éventuelles pathologies du bâtiment.

 

En savoir plus : https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000036342655

 

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La résidence principale et sa fiscalité

Fiscalité de la résidence principale :

Exonération des plus-values : la plus-value réalisée lors de la cession de sa résidence principale est exonérée. Cette exonération profite également aux dépendances immédiates et nécessaires de la résidence principale qui sont cédées en même temps que cette dernière.

ISF  : pour l’assiette de l’ISF, l’évaluation de la résidence principale est pratiquée avec un abattement de 30 % sur sa valeur vénale lorsque le redevable en est le propriétaire au 1 er janvier de l’année d’imposition.

Droits de succession : il est effectué un abattement de 20 % lors de la succession sur la valeur vénale réelle de l’immeuble constituant au jour du décès la résidence principale du défunt lorsque, à la même date, cet immeuble est également occupé à titre de résidence principale par le conjoint survivant, par le partenaire lié au défunt par un Pacs, ou par un ou plusieurs enfants mineurs ou majeurs protégés du défunt ou de son conjoint.

L’assurance-vie est également un excellent moyen de transmettre son patrimoine hors succession !

Taxe d’habitation : pour le logement affecté à l’habitation principale du contribuable, la base d’imposition à la taxe d’habitation est diminuée d’un abattement obligatoire pour charges de famille. Cet abattement est égal à 10 % pour chacune des deux premières personnes à charges, puis à 15 % pour chacune des suivantes. Les collectivités territoriales peuvent également prévoir des abattements supplémentaires.

Crédit d’impôt : le crédit d’impôt « transition énergétique », mis en place par la loi de Finances pour 2015, remplace de manière rétroactive à compter du 1 er septembre 2014 l’ancien crédit d’impôt « développement durable ».

Attention, les réductions d’impôt sont limitées par le plafonnement des niches fiscales.

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La loi de finances 2018 validée par le Conseil constitutionnel !

Les principales dispositions fiscales de la loi de finances pour 2018 et de la seconde loi de finances rectificative pour 2017 ont été validées par le Conseil constitutionnel.

Une censure cependant : le Conseil constitutionnel a estimé pour l’IFI, contraire à la Constitution le fait de réserver un traitement différent aux titulaires d’usufruits constitués en application de l’article 757 du CGI selon qu’ils ont été constitués avant ou après le 1er janvier 2018.

En revanche, il a jugé conforme à la Constitution les autres dispositions dont il était saisi, comme  le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital ou le dégrèvement de taxe d’habitation sur la résidence principale.

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C’est quoi l’assurance emprunteur …

L’assurance emprunteur est une assurance temporaire souscrite à l’occasion de la mise en place d’un crédit , qui garantit la prise en charge de tout ou partie du crédit en cas de survenance de certains événements comme le décès de l’emprunteur, en cas de perte totale et irréversible d’autonomie …

L’emprunteur n’est pas légalement obligé de souscrire cette assurance. Mais c’est un moyen pour l’établissement prêteur de sécuriser les remboursements du prêt. La souscription d’un tel contrat permet aussi à l’emprunteur d’être sûr que la compagnie d’assurance se substituera à lui pour régler les échéances restantes, en cas de défaillance de sa part.

C’est pourquoi, les établissements de crédit proposent à l’emprunteur la souscription de différentes assurances auprès d’une assurance de groupe.

La loi de réforme du crédit à la consommation interdit à l’établissement de crédit d’imposer la souscription de son assurance de groupe.

Le consommateur peut dès lors choisir librement son assurance emprunteur si elle présente des garanties équivalentes à celles demandées par la banque pour son contrat de groupe. La banque peut refuser l’assurance déléguée, mais elle doit motiver sa décision.

La souscription d’une assurance déléguée par l’emprunteur ne peut en aucun cas motiver une majoration du taux d’intérêt du crédit.

En matière de prêt immobilier, ces assurances sont :

l’Assurance Décès-Invalidité (ADI) qui garantit le remboursement des échéances du prêt en cas de décès de l’assuré (l’emprunteur) ou d’incapacité temporaire ou permanente de travail. Cette assurance est souvent imposée par les établissements de crédit ;

l’Assurance Perte-Emploi (APE) qui garantit le remboursement des échéances en cas de chômage de l’assuré. Cette assurance est vivement conseillée mais n’est pas imposée par les établissements prêteurs.

Obligation d’information

Depuis le 26 janvier 2014, l’emprunteur doit être informé du coût de l’assurance de groupe, grâce à la communication dans toutes les publicités faites par l’organisme de crédit d’un exemple représentatif pour les crédits à la consommation.

En cas de crédit immobilier, l’organisme prêteur doit transmettre des éléments chiffrés dans une fiche standardisée d’information dès la 1ère simulation de crédit.

Et fiscalement est ce déductible en cas de location ?

Les emprunts contractés pour la conservation, l’acquisition, la (re)construction, l’agrandissement, la réparation ou l’amélioration des immeubles locatifs sont déductibles des revenus fonciers.

En plus des intérêts versés au cours de l’année d’imposition, les propriétaires sont autorisés à déduire les frais d’emprunt suivants dont les primes afférentes à un contrat d’assurance décès souscrit pour garantir le remboursement de l’emprunt, dès lors qu’aucune récupération des sommes versées n’est possible.

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Et si vous souhaitez résilier ?

Pour l’assurance emprunteur en garantie d’un crédit immobilier, le prêteur a la possibilité de substituer son contrat par une autre après l’émission de l’offre de prêt, mais avant son acceptation.

Pendant les douze mois suivant la signature de l’offre de prêt, l’emprunteur peut également décider de substituer au contrat d’assurance emprunteur initial un autre contrat d’assurance présentant un niveau de garanties équivalent (loi n° 2014- 344 du 17 mars 2014).

Pour exercer ce droit, il doit adresser une lettre en courrier recommandé avec accusé de réception au moins 15 jours avant la fin de la première année de l’offre de prêt.

Si vous souhaitez résilier votre contrat d’assurance, la résiliation doit être acceptée par votre prêteur.

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Investir dans l’immobilier quand on est expatrié

Dans quel bien immobilier peut on investir ?

Investir dans un bien immobilier classique est naturellement autorisé pour un non résident. La location meublée est également possible avec en plus quelques avantages fiscaux supplémentaires.

Ainsi vous pouvez acquérir ou conserver votre bien immobilier en le louant ou en le laissant à disposition.

Il existera par contre certaines spécificités pour les investissements en loi Malraux dont les détenteurs doivent être domiciliés obligatoirement en France.

De même en cas d’investissement en loi Scellier ou Duflot avant votre départ, le régime est gélé.

L’investissement dans des parts de SCPI est possible avec cependant une fiscalité particulière en tant que non résident.

En règles générales si le bien est loué, la majorité des conventions fiscales indiquent que l’imposition aura lieu dans le lieu de situation du bien en l’occurrence en France.

Ainsi en tant que non résident, les revenus seront imposables pour leur montant net dans les mêmes conditions qu’un résident français. Les intérêts d’emprunt sont déductibles par exemple des revenus fonciers même si vous êtes non-résident.

En tant qu’expatrié, vous pouvez bénéficier également du régime du micro-foncier.

Mais il est fait application d’un taux minimum de 20% sauf si le contribuable justifie d’un taux moyen d’imposition inférieur.

Vous devez vous rapprocher du centre des impôts des non résidents pour effectuer votre déclaration.

Attention, même en cas d’absence de revenus de source française, vous pourriez être amené à être assujetti à l’impôt sur le revenu sur la base de la valeur locative de la résidence dont vous disposez. Cependant, dans la majorité des cas (par exemple s’il y a une convention fiscale), cette disposition ne s’applique pas.

Le prélèvement à la source à partir de 2018 aura également des impacts sur les revenus fonciers.

Notre équipe joptimiz.com vous propose de réaliser un bilan fiscal et patrimonial dans le cadre de votre expatriation (sous 72 h) et de vous apporter les solutions d’optimisation fiscale en fonction des informations que vous nous avez communiquées.

 

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Logements inoccupés : attention à la taxe sur les logements vacants !

Sont soumis à la taxe annuelle sur les logements vacants, les logements habitables non meublés inoccupés depuis plus de 1 an (depuis le 1er janvier 2013), au 1er janvier de l’année d’imposition.

Votre logement est imposable s’il est situé dans une commune appartenant à une zone d’urbanisation présentant les 2 caractéristiques suivantes :

• Plus de 50 000 habitants ;

• Déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements.

Toutefois, la taxe n’est pas due lorsque la vacance n’est pas volontaire. Ainsi, elle n’est pas due si le logement nécessite des travaux importants pour être habitable (par exemple, réfection complète du chauffage). En pratique, le montant des travaux doit dépasser 25 % de la valeur du logement.

Au final, vous n’avez pas à payer la taxe sur les logements vacants dans les situations suivantes :

• Logement vacant indépendamment de votre volonté (par exemple, logement mis en location ou en vente au prix du marché mais ne trouvant pas preneur ou acquéreur) ;

• Logement occupé plus de 90 jours de suite (3 mois) au cours d’une année ;

• Résidence secondaire meublée soumise à la taxe d’habitation.

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Quel est le montant de cette taxe ?

La base d’imposition correspond à la valeur locative du logement (la même que celle retenue pour la taxe d’habitation).

Son taux varie en fonction de la durée de vacance du logement :

•12,5 % la 1ère année où le logement est imposable,

•25 % la 2e année.

Les personnes non domiciliées en France en sont également redevables.

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La réduction d’impôt Pinel 2018

Le dispositif de défiscalisation immobilière Pinel, dont l’extinction était programmée pour le 31 décembre 2017, devrait être prorogé de 4 ans, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2021. Il serait toutefois recentré sur les zones A, A bis et B1 (et, quel que soit leur lieu de situation, aux logements situés dans des communes dont le territoire est couvert par un contrat de redynamisation de site de défense), et ce dès le 1er janvier 2018.

Par dérogation, les acquisitions de logements situés en zones B2 et C réalisées au plus tard le 31 décembre 2018 pourraient bénéficier du dispositif, sous réserve qu’une demande de permis de construire ait été déposée le 31 décembre 2017 au plus tard.

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Percevoir des revenus fonciers en tant qu’expatrié

Les revenus fonciers sont principalement issus de la location d’immeubles nus bâtis ou non bâtis, appartenant en propre au contribuable ou à des membres de son foyer fiscal (conjoint, partenaire (PACS) et personnes à charge).

Ces revenus sont, en principe, imposés dans la catégorie des revenus fonciers. La fiscalité est cependant différente que vous soyez résident fiscal français ou non (mais la base de taxation restera la même avec l’application de la règle du forfait ou réel).

Les contribuables qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France doivent en principe déposer l’année du départ ou du retour en France 2 déclarations n° 2044 :

  • l’une comportant les recettes encaissées et les charges payées pendant la période précédant le départ ou le retour en France,
  • l’autre comportant les recettes encaissées et les charges payées pendant la période suivant le départ ou le retour en France.

Ces éléments sont ensuite à reporter dans les déclarations n° 2042 ou 2042-NR en fonction de la période considérée.

Toutefois, à titre de règle pratique, l’administration fiscale admet que, lorsque les revenus fonciers afférents aux 2 périodes proviennent des mêmes immeubles, le contribuable puisse déposer une seule déclaration n° 2044 pour l’année entière et répartir le résultat correspondant aux 2 périodes au prorata de leur durée respective dans les déclarations n° 2042 ou 2042-NR.

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En cas de séparation ou de divorce, quelles sont les modalités d’imputation des déficits fonciers ?

En cas de séparation ou de divorce, quelles sont les modalités d’imputation des déficits fonciers ?

(CAA Lyon 30 septembre 2010)

Après divorce ou séparation entraînant une imposition distincte, chacun des époux impute la moitié des déficits fonciers reportables afférents aux immeubles qui dépendaient de la communauté conjugale, y compris lorsque ces biens étaient
détenus par l’intermédiaire d’une SCI dont les parts, détenues inégalitairement entre les époux, faisaient partie de la communauté.

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Expatriation avant cession de la résidence principale : l’exonération partielle est constitutionnelle

Cons. const. 27-10-2017 n° 2017-668 QPC

Les Sages estiment conforme à la Constitution le fait de plafonner à 150 000 € l’exonération de plus-value immobilière pour les résidents français qui s’expatrient avant la cession de leur résidence principale.

Les particuliers non-résidents qui cèdent un immeuble en France sont redevables d’un prélèvement spécifique égal à 19 % de la plus-value réalisée, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux (CGI art. 244 bis A et CSS art. L 136-7).

Contrairement aux résidents, ils ne peuvent pas bénéficier de l’exonération de la résidence principale, cette exonération n’étant pas expressément visée par l’article 244 bis A, II-1° du CGI. Une exonération plafonnée à 150 000 € leur est en revanche réservée, sous certaines conditions, en cas de cession d’un logement en France (CGI art. 150 U, II-2°).

Ainsi, si au jour de la cession de son ancienne résidence principale, même réalisée dans un délai normal de vente, le cédant n’est déjà plus domicilié en France, l’exonération totale lui sera refusée ; il pourra au mieux prétendre à l’exonération partielle.

L’existence de ces régimes d’exonération distincts pour les résidents et certains non-résidents fiscaux est, selon le Conseil constitutionnel, en rapport avec l’objet de la loi et fondée sur des critères objectifs et rationnels. La différence de traitement est donc conforme à la Constitution.

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