Décès d’un proche : quelles démarches fiscales à prévoir ?
Lorsqu’un contribuable décède, ses héritiers – ou son conjoint/partenaire de PACS – doivent prendre le relais pour effectuer les déclarations fiscales nécessaires.
Ces obligations concernent l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), la succession, et parfois le prélèvement à la source.
Déclaration des revenus et de l’IFI
Les ayants droit doivent :
- Déposer la déclaration des revenus du défunt pour l’année du décès.
- Déclarer le patrimoine immobilier détenu au 1er janvier de l’année du décès, si le défunt était redevable de l’IFI.
Cas particulier : activité professionnelle
Si le défunt était entrepreneur individuel (BIC, BNC ou BA), les héritiers doivent :
- Déposer la déclaration des bénéfices professionnels dans les 6 mois suivant le décès.
- Demander la radiation de l’entreprise dans le mois qui suit, sauf maintien provisoire. Passé un an, la radiation est automatique.
Déclaration IFI selon la date du décès
- Si le décès survient entre le 1er janvier et la date limite de dépôt de la déclaration IFI, les héritiers doivent déclarer le patrimoine du défunt.
- Si le décès a lieu après cette date, les héritiers déclarent leur propre patrimoine, en tenant compte des biens reçus. Une déclaration rectificative peut être déposée en cas de renonciation ou de partage rétroactif.
Déclaration de succession
La déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès, sauf exceptions. Elle est à remettre au centre des impôts dont dépendait le défunt.
Prélèvement à la source : que faire ?
- Si le défunt n’était pas soumis à une imposition commune : aucune démarche à effectuer.
- En cas d’imposition commune : le conjoint ou partenaire survivant doit signaler le changement de situation dans les 60 jours via son espace personnel sur impôts.gouv
Deux nouveaux taux de prélèvement seront alors calculés :
- Un premier taux, applicable jusqu’au 31 décembre de l’année du décès, basé sur les revenus de l’année précédente et la situation familiale au 1er janvier.
- Un second taux, valable du 1er janvier au 31 août de l’année suivante, tenant compte de la nouvelle composition du foyer.
En résumé : la fiscalité liée à un décès est complexe et nécessite une attention particulière. Anticiper les délais et bien comprendre les modalités déclaratives permet d’éviter les erreurs et de sécuriser la succession. N’hésitez pas à nous interroger sur votre situation fiscale !




