Investir dans les bois, forêts et terres agricoles : quelle structuration choisir ?
Lorsqu’on envisage l’acquisition de parcelles forestières ou de terres agricoles, une question essentielle se pose : faut-il les détenir en direct ou via une structure juridique dédiée ? Voici un tour d’horizon des avantages et inconvénients de chaque option.
Détention en direct : simplicité et fiscalité avantageuse
Opter pour une détention directe signifie que vous êtes propriétaire en votre nom propre. Cette solution présente plusieurs atouts :
- ✅ Gestion simplifiée au quotidien ;
- ✅ Abattement forestier sur la plus-value en cas de cession de parcelles boisées ;
- ✅ Régime fiscal favorable en cas de transmission à titre gratuit (donation ou succession) ;
Mais elle comporte aussi quelques limites :
- ❌ Indivision possible en cas de transmission, source de complexité entre héritiers ;
- ❌ Responsabilité personnelle en cas de litige ou de sinistre ;
- ❌ Moins de flexibilité pour une gestion collective ou familiale.
Détention indirecte : structuration sur mesure mais plus complexe
La détention via une structure (type EARL, SCEA, GFA…) permet une organisation plus poussée :
- ✅ Gouvernance personnalisée selon les objectifs patrimoniaux ;
- ✅ Transmission facilitée, notamment pour éviter l’indivision ;
- ✅ Déduction des passifs dans le calcul de la valeur taxable des parts transmises ;
Cependant, elle implique :
- ❌ Complexité juridique et comptable ;
- ❌ Coûts supplémentaires liés à la création et à la gestion de la société.
Quel choix selon le montant investi ?
Dans le cas d’un investissement modeste, la mise en place d’une structure juridique ne semble pas pertinente. Ce type de structuration devient intéressant à partir d’un patrimoine plus conséquent (souvent > 300 000 €) ou dans une logique de transmission familiale.
Transmission : des dispositifs fiscaux attractifs
Bois et forêts (article 793 du CGI)
- Abattement de 75 % sur la valeur pour le calcul des droits de donation ou succession ;
- Conditions :
- Engagement de conservation pendant 30 ans ;
- Plan de gestion durable agréé par le CRPF ;
- Attention : en cas de non-respect, l’exonération est annulée.
Terres agricoles
- Exonération partielle des droits de mutation à titre gratuit :
- 75 % jusqu’à 300 000 € (ou 500 000 € si conservation pendant 10 ans) ;
- 50 % au-delà ;
- Conditions :
- Terres données à bail long terme (> 18 ans) ou détenues via un GFA.
Ce cadre fiscal incitatif peut permettre une transmission optimisée du patrimoine rural, à condition de bien structurer l’acquisition et de respecter les engagements requis.
De la part de www.myimmobilier.com, assistance fiscale en ligne




