Location meublée : ce qui change en 2026

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Location meublée : ce qui change en 2026

Le cadre fiscal et réglementaire de la location meublée évolue sensiblement en 2026. Plusieurs mesures impactent directement les loueurs, qu’ils soient en LMNP ou en LMP. Voici les principales nouveautés à retenir.

Hausse des prélèvements sociaux en LMNP

Les revenus issus de la location meublée non professionnelle (LMNP) sont désormais soumis à un taux de prélèvements sociaux porté à 18,6 %, contre 17,2 % auparavant, soit une hausse de 1,4 point issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Évolution du DPE pour les logements chauffés à l’électricité

Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a été ajustée afin de mieux refléter la performance réelle des logements chauffés à l’électricité, ce qui peut conduire à une amélioration de leur étiquette énergétique.

Assouplissement du statut LMP pour les non-résidents

La loi de finances pour 2026 modifie les conditions d’accès au statut de loueur en meublé professionnel (LMP) pour les non-résidents.

La qualification repose désormais sur la comparaison entre les recettes de location meublée et les revenus d’activité imposés dans le pays de résidence à un impôt équivalent à l’impôt sur le revenu français.

Cette évolution offre davantage de souplesse pour conserver le statut LMNP à l’étranger.

Revalorisation des seuils du micro-BIC

Pour l’imposition des revenus 2026, les seuils du régime micro-BIC sont revalorisés conformément à l’actualisation triennale du barème de l’impôt sur le revenu.

Le plafond applicable à la location touristique non classée demeure toutefois fixé à 15 000 €.

Fin de la tolérance micro-social pour les meublés non classés

Jusqu’au 31 décembre 2025, une mesure transitoire permettait aux loueurs de meublés non classés dépassant 15 000 € de recettes de rester au régime micro-social.

Depuis 2026, cette tolérance disparaît : tout dépassement du seuil entraîne désormais l’application du régime réel, tant sur le plan fiscal que social.

Sous-location de courte durée : responsabilité accrue des plateformes

En cas de sous-location ne respectant pas le cadre légal, la responsabilité de la plateforme Airbnb peut être engagée. Cette évolution devrait conduire les plateformes à renforcer leurs contrôles et restrictions sur certaines annonces, notamment dans les zones tendues.

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