Mise en location meublée de votre résidence principale : ce que vous devez savoir
Louer en meublé une partie de votre résidence principale peut être une excellente manière de générer un revenu complémentaire tout en optimisant l’usage de votre logement. Cependant, ce type de location bénéficie d’un cadre fiscal particulier qui peut, dans certains cas, vous permettre d’être totalement exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Pour vous aider à y voir clair, nous distinguons deux situations :
- la location saisonnière,
- la location meublée à titre de résidence principale du locataire.
1. Location saisonnière d’une partie de votre résidence principale
La location saisonnière consiste à louer une ou plusieurs pièces de votre habitation principale à des personnes qui n’y élisent pas domicile. Cela peut prendre la forme d’une chambre louée à la nuitée, à la semaine ou au mois, sans que le locataire ne s’y installe durablement.
✔ Exonération d’impôt : les conditions à respecter
Les revenus issus de cette activité sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, et n’ont donc pas à être déclarés, si les trois conditions suivantes sont réunies :
- La location est habituelle,
- Elle est réalisée pour une courte durée (journée, semaine ou mois),
- Vos recettes brutes annuelles (loyers + prestations annexes éventuelles) ne dépassent pas 760 € TTC.
Cette exonération concerne toutes les locations meublées saisonnières réalisées dans votre résidence principale, dès lors que les conditions ci‑dessus sont remplies.
2. Location meublée à titre de résidence principale du locataire
Vous pouvez également louer une partie de votre résidence principale à une personne qui en fera sa résidence principale ou sa résidence temporaire (par exemple un salarié saisonnier).
Dans ce cas, vous pouvez également bénéficier d’une exonération totale d’impôt, mais selon des critères différents.
✔ Conditions d’exonération
L’exonération s’applique si :
- La ou les pièces louées constituent la résidence principale du locataire, ou sa résidence temporaire dans le cadre d’un contrat de travail saisonnier ;
- Vous réduisez le nombre de pièces que vous occupez dans votre propre logement principal ;
- Le loyer est fixé dans des limites raisonnables.
✔ Plafonds de loyer raisonnable
Pour 2025, un loyer est considéré comme raisonnable s’il n’excède pas :
- 213 € par m² par an hors charges en Île‑de‑France,
- 157 € par m² par an hors charges dans les autres régions.
Ces plafonds sont actualisés chaque année.
✔ Cas particulier : logements soumis à la loi de 1948
Si votre logement est soumis à la législation des loyers du 1er septembre 1948, la condition de loyer raisonnable est réputée remplie si le loyer n’excède pas 2,5 fois la quote‑part de la valeur locative correspondant à la partie louée.
À retenir
- Louer en meublé une partie de votre résidence principale peut vous permettre de générer des revenus totalement exonérés d’impôt.
- La location saisonnière est exonérée jusqu’à 760 € TTC par an, sous conditions.
- La location à un locataire y établissant sa résidence principale peut être exonérée sans plafond de recettes, à condition de respecter les critères de loyer raisonnable.
- Ces dispositifs sont simples à mettre en place et particulièrement avantageux pour optimiser votre logement.




