Les dates limites pour les déclarations d’impôt !

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Bercy a indiqué les dates limites pour la prochaine déclaration de revenus. Elles varient en fonction de du département de résidence, sauf pour la déclaration papier (mercredi 17 mai dans tous les départements pour la version papier).
Rappel : tous ceux dont le revenu fiscal de référence en 2015 est supérieur à 28.000 euros doivent effectuer leur déclaration de revenus par voie électronique sur le site www.impots.gouv.fr (sauf si pas d’accès à internet ou ceux domiciliés dans un territoire avec une desserte numérique insuffisante).


Le service de déclaration en ligne ouvre à partir du mercredi 12 avril 2017.
Les dates limites de déclaration en ligne varient en fonction du département de résidence des contribuables :
• départements 01 à 19, date fixée au mardi 23 mai (minuit) ;
• départements 20 à 49, date fixée au mardi 30 mai (minuit) ;
• départements 50 à 974/976, date fixée au mardi 6 juin (minuit).

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Attention aux SCI et le caractère habituel d’une location meublée …

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Une SCI qui, l’été, loue en meublé les locaux qu’elle met à la disposition gratuite de ses associés le reste du temps exerce une activité commerciale. Le caractère répétitif de la location empêche de considérer l’activité comme étant occasionnelle. La cour administrative d’appel de Versailles rappelle qu’une société civile immobilière qui donne habituellement à bail des locaux meublés doit être regardée comme exerçant une activité commerciale au sens de l’article 34 du Code Général des Impôts la rendant, par suite, passible de l’impôt sur les sociétés en application de l’article 206,2 du même code.

Une question fiscale ? Nos Experts vous répondent …

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Le régime au réel en détail …

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Les revenus fonciers sont principalement issus de la location d’immeubles nus bâtis ou non bâtis, appartenant en propre au contribuable ou à des membres de son foyer fiscal (conjoint, partenaire (PACS) et personnes à charge).

Les revenus fonciers sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Le revenu foncier à comprendre dans les bases de l’impôt sur le revenu est un revenu net.

Les charges de la propriété ne sont pas énumérées de façon limitative par la loi.

Il convient donc d’admettre en déduction, d’une manière générale, toutes les dépenses effectivement supportées par le propriétaire répondant aux conditions générales de déductibilité.

Le régime réel en détail …

Les frais et charges déductibles pour leur montant réel, en plus de l’éventuelle déduction forfaitaire, les plus couramment rencontrés sont les suivants :

  • Charges récupérables non récupérées au départ du locataire
  • Indemnités d’éviction, frais de relogement
  • Frais d’administration et de gestion
  • Autres frais de gestion
  • Dépenses d’amélioration et assimilées
  • Taxes foncières et taxes annexes
  • Intérêts des emprunts
  • Primes d’assurance
  • Provisions pour charge des copropriétaires

Les dépenses doivent se rapporter à des immeubles ou parties d’immeubles dont les revenus sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers.

En savoir plus >>

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Stratégies immobilières pour expatriés

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La fiscalité des expatriés étant de plus en plus lourde (revenus et plus values immobilières assujettis aux prélèvement sociaux, fiscalité des plus values immobilières jusqu’à 50% …), il est donc judicieux de mettre en place des stratégies d’optimisation en matière de plus value, de revenus et d’ISF.

Bon à savoir : assujettissement des revenus immobiliers des non-résidents aux contributions sociales  (15,5  %).  Les plus-values de cession immobilières et les revenus immobiliers étaient assujetties. Jusqu’alors les non-résidents n’étaient  jamais soumis aux contributions sociales.

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt en ce sens jeudi 26 février 2015. L’autorité judiciaire a statué que la France n’a pas le droit de prélever la CSG et la CRDS sur les revenus des contribuables non-résidents domiciliés en France.

L’administration fiscale français a acté pour les années antérieures mais a remis à partir du 1er janvier 2016 les prélèvements sociaux en affectant de manière différente cette taxe.

Pour les contribuables n’ayant pas encore saisi l’administration fiscale,  les réclamations introduites en 2015 sont recevables dans les limites  suivantes :

  • pour les plus-values immobilières : les réclamations portant sur des  prélèvements sociaux acquittés spontanément à compter du 1er janvier 2013 ;
  • pour les impositions recouvrées par voie de rôle (revenus fonciers,  plus-values mobilières notamment) : les impositions dont les rôles ont été  émis à compter du 1er janvier 2013 ;
  • pour les revenus de capitaux mobiliers ayant fait l’objet d’une retenue à  la source, les réclamations relatives aux prélèvements sociaux payés depuis  le 1er janvier 2013.

Attention cependant, le tribunal administratif de Paris (TA Paris 1-2-2016 n°1431412/2-2) a confirmé que le prélèvement de solidarité de 2% n’était pas remboursable dans la mesure où il ne financait pas des branches de la sécurité sociale. Donc la restitution se fait sur 13.5% et non 15.5%.

Stratégies plus values

Concernant l’impôt sur la plus value immobilière, il existe plusieurs stratégies d’optimisation de cet impôt lorsque vous êtes non résident.

1er cas : vous vendez votre résidence principale avant votre départ de France : dans ce cas c’est exonéré en tant que résidence principale. En effet, étant dans ce cas toujours résident fiscal français, vous bénéficierez de l’exonération pour cession de sa résidence principale.

2ème cas : vous cédez votre ex résidence principale après votre départ et vous ne l’avez pas mise en location entre temps : dans ce cas et sous certaines conditions, c’est exonéré d’impôt sur la plus value à hauteur de 150.000 euros de plus value après abattement. En effet, il faut entre autre, que vous soyez ressortissant européen et que vous n’ayez pas loué votre bien immobilier au 1er janvier de l’année avant la cession (exonération plafonnée à 150.000 euros) ou que vous revendiez durant les 5 premières années après votre départ même si c’est loué exonération plafonnée à 150.000 euros.

3ème cas : vous cédez votre ex résidence principale après votre départ de France et vous l’avez entre temps loué : taxation de 19% de la plus value (sous certaines conditions) auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux. Cependant, si votre bien immobilier est détenu depuis plus de 22 ans , vous serez exonéré d’impôt sur la plus value (sous certaines conditions), sauf pour les prélèvements sociaux (30 ans). Concernant les prélèvements sociaux, comme indiqué cela pourrait prochainement évoluer suite à la décision de la CJUE.

4ème cas : si vous souhaitez investir dans de l’immobilier, vous pouvez éventuellement au lieu d’investir directement dans un bien et payer l’impôt sur les plus values (+ les prélèvements sociaux) lors de la revente, investir au sein de votre contrat d’assurance vie (ou en ouvrir un pour l’occasion). En effet, vous pouvez choisir une unité de compte investi dans l’immobilier ou en parts de SCPI et lorsque vous arbitrez cette unité de compte, vous ne payerez ni impôts ni prélèvement sociaux !

Notre partenaire expatrimonia.com vous conseille sur l’investissement immobilier en France (location nue, meublée …).

D’autres stratégies peuvent également être évoquées mais celles ci vont dépendre de votre lieu de résidence fiscale. Par exemple, la donation d’un bien avant sa cession purge l’impôt sur la plus value. Mais attention à la double taxation de la donation (en fonction du pays d’expatriation).

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Prélèvements sociaux : non au remboursement des assurés sociaux affiliés dans un Etat tiers

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Le Conseil constitutionnel a conforté l’administration fiscale dans sa décision de ne pas rembourser les personnes affiliées à la Sécurité sociale dans un Etat tiers (hors UE, EEE ou Suisse) au titre des prélèvements sociaux qu’ils ont acquittés sur les revenus de leur capital.

Faites un bilan fiscal expatriation !

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La fiscalité des SCPI en cas d’expatriation

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La Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) est une société d’investissement autorisée à émettre des parts dans le public et ayant pour objet exclusif l’acquisition et la gestion d’un patrimoine immobilier locatif.

En tant que non-résident, il n’y a pas d’interdiction de détenir ce type d’investissement.

Par contre, la fiscalité sera particulière tant au niveau des revenus fonciers, de la plus-value que de l’ISF.

La fiscalité des revenus fonciers

Les revenus provenant de la location d’immeubles situés en France sont considérés comme des revenus de source française et sont donc imposables en France (article 164 B du CGI) au taux minimum de 20%.

L’assiette de l’impôt est identique à celle des résidents français, soit le montant net des revenus imputés éventuellement des déficits. La fiscalité est donc celle des revenus immobiliers des non résidents.

Une déclaration annuelle au centre des impôts des non-résidents est nécessaire.

Centre des impôts des non-résidents TSA 10010 – 10 rue du Centre – 93465 Noisy-le-Grand Cedex. (Téléphone : 01 57 33 83 00 – Télécopie : 01 57 33 83 50).

Les revenus fonciers perçus par les non-résidents sont (encore) soumis aux prélèvements sociaux au taux de 15,5%.

A noter que l’acquisition de SCPI au travers de l’assurance-vie permet d’optimiser la fiscalité en France en évitant l’imposition (et les prélèvements sociaux !) en cas de non rachat.

La fiscalité des revenus financiers

Les revenus financiers sont imposés généralement par retenue à la source en France dont le taux dépend de la convention fiscale conclue avec votre pays. Ces revenus peuvent également être imposés dans votre pays de résidence avec cependant un crédit d’impôt imputable pour ne pas payer 2 fois l’impôt (sauf règle particulière comme celle avec le UK, la remittance basis).

Pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2013, les produits de placements à revenu fixe qui sont versés dans des Etats qui sont considérés comme non coopératifs (ETNC) sont soumis obligatoirement au prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 75% (sous réserve de certaines exceptions).

Ces revenus sont susceptibles de devoir être déclarés dans le pays du ressortissant sur la base des montants mentionnés dans l’IFU dans la rubrique des revenus de capitaux mobiliers.

La fiscalité des plus-values immobilières

(Cessions de parts de SCPI et cession d’immeubles par une SCPI)

Les associés non-résidents ressortissants de l’Union Européenne sont assujettis à un taux d’imposition et des modalités de détermination des plus-values immobilières identiques aux résidents.

Le taux du prélèvement applicable est de 19 % .

Les plus-values réalisées par les non-résidents à compter du 17 août 2012 sont par ailleurs soumises aux prélèvements sociaux au taux de 15,5%.

 L’impôt de solidarité sur la fortune

Les non-résidents ne sont imposables à l’ISF qu’à raison de leurs biens situés en France (cette notion inclut les parts de société à prépondérance immobilière de type SCPI sauf si elles sont détenues dans l’assurance-vie). Lorsque la valeur totale de leurs actifs situés en France est supérieure à 1 300 000 €, les non-résidents sont imposables à l’ISF.

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Encadrement des loyers : GO pour l’extension du dispositif sur tout le territoire

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Une décision de la Haute juridiction ouvre la possibilité d’une application de l’encadrement des loyers de la loi ALUR à l’ensemble des zones tendues du territoire, comme cela avait été prévu avant la saisi de l’association de lutte contre le mal logement.

http://arianeinternet.conseil-etat.fr/arianeinternet/getdoc.asp?id=209614&fonds=DCE

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Plafond du dispositif Girardin et Jego 2017

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L’administration fiscale vient de publier les plafonds de loyer et de ressources applicables dans le cadre du dispositif Girardin intermédiaire pour 2017. Le plafond d’investissement, commun aux dispositifs Girardin et Jego, demeure fixé à 2 449 € par mètre carré de surface habitable pour 2017.

Pour investir en Girardin … nous vous recommandons Ecofip !

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La fiscalité des OPCI

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L’organisme effectue des investissements dans des immeubles qu’il donne en location ou fait construire exclusivement en vue de leur location. Il ne doit pas acquérir ces actifs immobiliers dans le seul but de les revendre. Les OPCI doivent, sauf exception, faire l’objet d’un agrément de l’AMF.

Les parts ou actions des OPCI sont émises à tout moment à la demande des porteurs, sur la base de la première valeur liquidative établie après la date limite de centralisation des demandes de souscription, augmentée de la valeur variable de la commission et, le cas échéant, de la commission de souscription.

L’OCPI est le successeur de la SCPI, en ce qu’il reprend ses avantages actuels (mutualisation des risques, gestion par des professionnels agrées par l’AMF, …) mais bénéficie également d’ atouts supplémentaires  comme plus de liquidité et un régime de distribution favorable pour les porteurs de parts (obligation de distribuer au mini 85% des revenus et plus-values).

Les formes possibles d’OPCI

Les OPCI peuvent prendre la forme de fonds de placement immobilier (FPI) ou de sociétés de placement à prépondérance immobilière à capital variable (SPPICAV) :

Fonds de placement immobilier (FPI)  :

Le FPI ne dispose pas de la personnalité morale. Ses actifs immobiliers sont constitués d’immeubles et de parts de sociétés non cotées ayant une majorité d’actifs immobiliers (en pratique, il s’agit essentiellement de SCI).

Société de placement à prépondérance immobilière à capital variable (SPPICAV) :

Les SPPICAV sont des sociétés anonymes, disposant de la personnalité morale. Sont admissibles aux SPPICAV, en plus des immeubles et parts de sociétés non cotées, les parts de sociétés foncières cotées (SIIC et sociétés équivalentes à l’étranger). Les SPPICAV doivent être composées d’immeubles et parts de sociétés non cotées à hauteur d’au moins 51 % de l’actif de la société.

L’inclusion de titres cotés dans les actifs immobiliers permet d’offrir une plus grande liquidité et une plus grande flexibilité dans la gestion du produit, notamment en cas de baisse du marché immobilier.

Composition de l’actif de l’OPCI 

L’actif d’un OPCI doit être constitué à hauteur de 60 % au minimum des actifs immobiliers suivants :

•  des immeubles construits ou acquis (5 au moins différents), en vue de la location et des droits réels portant sur de tels biens ;

•  certaines parts de sociétés de personnes ;

•  des actions négociées sur un marché et émises par une société dont l’actif est principalement constitué d’immeubles acquis ou construits en vue de la location, de droits réels portant sur de tels biens, de droits détenus en qualité de crédit-preneur afférents à des contrats de crédit-bail portant sur des immeubles en vue de leur location ou de participations directes ou indirectes dans les sociétés qui ne sont pas admises aux négociations sur un marché réglementé ;

•  des parts ou actions d’OPCI et de parts ou actions ou droits détenus dans des organismes de droit étranger ayant un objet équivalent, quelle que soit leur forme ;

•  des instruments financiers admis aux négociations sur un marché réglementé.

L’actif des OPCI doit également être constitué au minimum à hauteur de 5 % de :

•  dépôts et des instruments financiers à caractère liquide ;

•  liquidités ;

•  certaines avances en compte courant.

La part de l’immobilier non coté ne doit jamais représenter moins de 60 % ou 51 % de l’actif (SPPICAV).

L’OCPI ne doit pas avoir son actif composé de plus de 10 % de l’une des catégories d’instruments financiers suivants :

•  actions négociées sur un marché réglementé et émises par une société dont l’actif est principalement constitué d’immeubles acquis ou construits en vue de la location ;

•  certains instruments financiers ;

•  parts ou actions d’OPCVM ;

•  obligations et dépôts à terme.

Depuis le 8 août 2015 , les OPCI peuvent désormais acquérir des meubles meublants, des biens d’équipement ou tous biens meubles affectés aux immeubles détenus et nécessaires au fonctionnement, à l’usage ou l’exploitation de ces derniers. Néanmoins ces acquisitions ne sont accordées que dans la mesure où elles représentent l’activité accessoire de l’OPCI et que les meubles sont destinés à la location.

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Les baux de la loi 48 …

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En plus d’être soumis à des loyers relativement faibles, les baux conclus
sous le régime de la loi du 1er septembre 1948 connaissent plusieurs
particularités, notamment quant à la forme et à la durée du contrat de
bail.

Par ailleurs, le locataire dispose d’un droit au maintien dans les
lieux qui le protège ainsi que sa famille contre toute éviction.

Le bailleur, quant à lui, bénéficie d’un droit de reprise du logement qu’il
peut actionner sous certaines conditions.
Le bail de 1948 est généralement un bail oral conclu pour une durée
indéterminée.
Cependant, rien n’empêche d’établir un bail par écrit. Dans ce cas, il
n’existe pas de réglementation stricte quant à son contenu.

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Droit au maintien dans les lieux
Dès lors qu’il remplit toutes ses obligations locatives et qu’il occupe le
logement de façon continue et suffisante, le locataire d’un logement soumis
à la loi de 1948 dispose d’un droit au maintien dans les lieux.

Ce droit est transmis, en cas d’abandon du domicile ou de décès du
locataire aux :

-conjoint ou au partenaire lié par un pacte civil de solidarité (PACS)
lorsque les conjoints ou partenaires vivaient de façon effective ensemble
depuis plus d’un an ;

-enfants mineurs jusqu’à leur majorité ;

-ascendants et aux personnes handicapées lorsqu’ils vivaient de façon
effective avec le locataire depuis plus d’un an.

Cependant, le locataire peut perdre ce droit au maintien dans les lieux
si :

  • il est frappé d’un jugement d’expulsion ;
  • il dispose d’un autre logement qui correspond à ses besoins, d’un logement
    de fonction ou qu’un logement HLM lui a été attribué ;
  • le logement n’est pas suffisamment occupé, c’est-à-dire que le nombre de
    personnes vivant dans le logement est largement inférieur à ses capacités
    d’accueil ;
  • le logement est effectivement inoccupé plus de 8 mois par an ;
  • le logement est insalubre.

De plus, le propriétaire est autorisé à refuser le maintien dans les lieux
lorsqu’il exerce son droit de reprise ou à proposer, dans certains cas, au
locataire un bail de sortie.

Droit de reprise du logement
Comme c’est le cas pour les baux d’habitation de droit commun, le
propriétaire d’un logement soumis à la loi de 1948 bénéficie d’un droit de
reprise du logement pour :

  • l’occuper lui-même ;
  • y loger son conjoint, la personne avec qui il est lié par un pacte civil de
    solidarité (PACS), ses ascendants ou descendants ;
  • y faire des travaux.

Pour exercer ce droit de reprise, le bailleur doit signifier au locataire
sa volonté de reprendre le logement par lettre recommandée avec accusé de
réception en y indiquant la durée du préavis (6 mois minimum) ainsi que le
motif de la reprise et les nom et adresse du bénéficiaire de la reprise.

De plus, le propriétaire doit proposer à son locataire un logement
équivalent.

Cette exigence n’est toutefois pas obligatoire lorsque :

  • le logement a été acheté depuis au moins 10 ans à la date de sa reprise ;
  • le logement a été acheté depuis 4 ans et que le propriétaire est autorisé,
    par une décision de justice, à y habiter ou à installer un ayant droit ;
  • le propriétaire justifie qu’il ne dispose pas d’une habitation
    correspondant à ses besoins normaux ni à ceux des membres de sa famille
    vivant habituellement avec lui.

Fin du bail

En dehors des cas où le locataire perd son droit de maintien dans le
logement, le bailleur peut lui proposer, par lettre recommandée avec accusé
de réception ou par acte d’huissier, un bail de sortie du régime de la loi
de 1948 quand ses ressources et celles des autres occupants du logement
dépassent un certain seuil.

Il est alors établi un bail d’une durée de 8 ans avec un loyer fixé par
référence aux loyers habituellement constaté dans le voisinage pour des
logements comparables.

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