LMNP : ce que change la loi de finances 2025 pour la revente d’un bien

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LMNP : ce que change la loi de finances 2025 pour la revente d’un bien

Les amortissements entrent dans le calcul de la plus-value À partir du 15 février 2025, si vous vendez un bien que vous avez loué meublé en tant que LMNP, les amortissements passés seront pris en compte pour calculer l’impôt sur la plus-value immobilière. Autrement dit, cela peut augmenter le montant imposable au moment de la vente.

Qui est concerné ? Tous les anciens ou actuels LMNP sont visés, dans deux cas de figure :

  • Si le logement est encore loué meublé lors de la vente ;
  • Ou s’il a été loué meublé à un moment donné (exemple : location nue à la revente, mais location meublée dans le passé).

⚠️ Le cas particulier du régime micro-BIC

  • Les loueurs en micro-BIC ne seraient pas concernés par cette règle.
  • Mais comme le texte de loi ne le précise pas clairement, il vaut mieux attendre une confirmation officielle du BOFiP.

Exclusions Cette nouvelle règle ne s’applique pas :

  • Aux résidences étudiantes ou seniors (logements réservés aux étudiants, apprentis ou personnes âgées),
  • Aux structures médicalisées pour personnes handicapées,
  • Ni aux EHPAD ou établissements de soins de longue durée.
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Ce qui change pour les locations meublées en 2025 …

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Ce qui change pour les locations meublées en 2025

Moins d’avantages fiscaux pour les locations touristiques Que vous soyez un particulier ou un professionnel, si vous louez en meublé à des touristes :

  • Les réductions d’impôts sont moins généreuses qu’avant : en effet, dans le cadre d’une location de tourisme, que l’exploitant soit LMNP ou LMP, le seuil d’éligibilité au micro-BIC ainsi que les abattements forfaitaires applicables sont diminués !
  • Des démarches administratives supplémentaires peuvent être exigées selon l’endroit où se situe votre logement.

Revente moins avantageuse pour les LMNP (loueurs non professionnels) Si vous vendez un bien que vous avez loué meublé :

  • L’argent que vous aviez “mis de côté” via les amortissements sera désormais pris en compte pour calculer votre impôt sur la plus-value.

Cotisations sociales : attention au seuil de 23 000 € Si vous gagnez plus de 23 000 € par an grâce à vos locations :

  • Vous pourriez devoir payer des cotisations sociales jusqu’à ce que vous arrêtiez toute activité de location meublée.
  • Ces cotisations sont désormais calculées sur un montant réduit de 26 %, ce qui peut un peu alléger la note : En effet, l’assiette des cotisations sociales change et fait l’objet d’un abattement forfaitaire de 26 % au régime réel.
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Investir dans les chambres d’hôtes ? quelle fiscalité ?

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Les chambres d’hôtes sont des hébergements chez l’habitant, où vous louez une chambre dans une maison privée plutôt qu’un hôtel. Elles offrent souvent une ambiance chaleureuse et authentique, avec un accueil personnalisé. Mais fiscalement et ou socialement, comment cela se passe ?

Quelle fiscalité ?

Les propriétaires de chambres d’hôtes (ou de gites ruraux) ne peuvent accéder au régime micro-BIC que dans la limite maximale de 77 700 € de chiffre d’affaires ; ils bénéficient alors d’un abattement de 50 % sur leurs revenus annuels. Sinon, ils sont au régime réel ce qui permet de déduire les charges réelles (régime BIC).

Et pour la TVA ?
Pour rappel, les prestations d’hébergement hôtelières et parahôtelières sont soumises à TVA dès lors que :

  • Le logement/la chambre est mis(e) à disposition pour moins de 30 nuitées ;
  • ET que 3 des 4 prestations de services prévues à l’article 261 D du CGI (petit-déjeuner, nettoyage des locaux, fourniture du linge de maison, la réception de la clientèle) sont fournies ou sont potentiellement fournies (le propriétaire dispose des moyens nécessaires pour réaliser 3 des 4 prestations de services et les propose).

L’activité de chambres d’hôtes consiste en la fourniture de nuitées et implique obligatoirement la réalisation d’au moins 3 des 4 prestations de services (le petit-déjeuner, la fourniture du linge de maison et la réception).
Par conséquent, cette activité est soumise à TVA.

Et socialement ?

Les loueurs de chambres d’hôtes dont le revenu imposable issu de cette activité (le cas échéant après application de l’abattement du régime micro-BIC) est supérieur à 13 % du plafond de la sécurité sociale sont obligatoirement affiliés au SSI.

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Projet de réforme fiscale pour les bailleurs privés – Mise en œuvre envisagée dès 2026

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Projet de réforme fiscale pour les bailleurs privés – Mise en œuvre envisagée dès 2026

1. Création d’un nouveau statut fiscal pour les bailleurs privés

Le rapport Daubresse-Cosson propose l’instauration d’un cadre fiscal incitatif incluant :

  • Un mécanisme d’amortissement annuel :
    • 5 % pour les logements neufs
    • 4 % pour les logements anciens avec travaux
  • Un relèvement du régime microfoncier :
    • Abattement porté à 50 %,
    • Plafond de revenus fonciers fixé à 30 000 €,
    • Applicable aux locations nues de longue durée dès décembre 2025.

2. Encouragement à la location à loyers abordables Pour les biens loués à des loyers intermédiaires, sociaux ou très sociaux, les bailleurs pourraient bénéficier :

  • D’un amortissement fiscal supplémentaire de 0,5 à 1,5 %,
  • Ou d’un abattement spécifique de 5 à 15 %, Favorisant ainsi le développement de l’offre locative accessible.

3. Allègement du régime du déficit foncier et de l’IFI

  • Le plafond d’imputation du déficit foncier serait relevé à 40 000 € (contre 10 700 € actuellement),
  • Les biens loués comme résidences principales seraient exclus de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), réduisant la pression fiscale sur les bailleurs.

4. Révision du régime des plus-values immobilières

  • L’exonération totale de plus-value (impôt + prélèvements sociaux) serait alignée sur une durée de détention de 20 ans,
  • Contre 22 à 30 ans actuellement, afin de favoriser les ventes sans spéculation.
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Nos services sont fermés … jusqu’au 3 août

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Nos services sont fermés jusqu’au 3 août.

Nous vous souhaitons d’agréables vacances.

A très bientôt …

L’équipe Joptimiz & Myimmobilier.com

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Avantages procurés par l’acquisition de la nue-propriété d’un bien immobilier

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Dans cette stratégie, les droits d’un bien immobilier sont acquis conjointement par deux personnes distinctes. C’est une stratégie parmis d’autres.

La première personne est généralement une personne physique, souhaitant acquérir la nue-propriété du bien dans le cadre de sa stratégie patrimoniale, par exemple se constituer un complément de revenus au moment de la retraite…, et la seconde personne peut être un bailleur institutionnel tel qu’un hôpital, une grande entreprise, une SA d’HLM, un club deal via des banquiers privés ou des particuliers souhaitant éponger des déficits fonciers… . Ils disposeront de l’usufruit temporaire sur le bien pendant une durée fixe comprise entre 15 et 30 ans.

Les deux parties «partagent le coût d’acquisition du bien», en fonction de la valeur économique respective de l’ usufruit temporaire et de la nue-propriété. Au terme de la période de démembrement il y a «  remembrement  »  : l’usufruit s’éteint naturellement et le nu-propriétaire, sans frais supplémentaire , devient  plein propriétaire. Il pourra alors choisir de continuer à mettre le bien en location, de l’occuper ou bien de le revendre.

Avantages procurés par l’acquisition de la nue-propriété d’un bien immobilier

•  Préparer sa retraite …

Comme évoqué plus tôt, les loyers versés par le locataire du bien immobilier dont l’usufruit a été temporairement cédé sont perçus par l’ usufruitier. Cela signifie que le nu-propriétaire du bien n’en tire pas de revenu s durant cette période. Ainsi, l’acquisition d’un bien immobilier démembré est avantageux fiscalement lorsque l’acquéreur nu-propriétaire est encore en activité et n’a pas besoin de revenus complémentaires immédiats. Cela lui permet de bénéficier d’une décote importante lors de l’acquisition du bien (à hauteur de la valeur de l’usufruit) mais également de ne pas augmenter son impôt sur le revenu du montant des revenus fonciers tirés de la location de l’immeuble.

Ainsi, l’acquisition d’un bien immobilier démembré peut lui permettre de bénéficier de revenus complémentaires au moment de sa retraite , s’il prévoit un usufruit temporaire prenant fin lorsqu’il sera en âge d’en bénéficier.

•  Réduire le montant des revenus fonciers durant le démembrement de propriété

Durant la période où la propriété de l’immeuble est démembrée, le nu-propriétaire n’est en principe pas responsable de l’entretien du bien. Il est en revanche, sauf disposition contraire prévue dans la convention de démembrement, tenu de prendre en charge les grosses réparations liées au logement. Le montant des grosses réparations peut ensuite être déduit par le nu-propriétaire des revenus fonciers éventuellement perçus au titre d’autres biens immobiliers dont il percevrait des loyers. De plus, lorsque le nu-propriétaire a financé l’acquisition du bien par le recours à un emprunt il peut également, dans certaines conditions, déduire les intérêts de cet emprunt de ses revenus fonciers.

•  Maîtriser son IFI

L’acquisition de la nue-propriété d’un bien immobilier permet également au nu-propriétaire de maîtriser la valeur de son patrimoine, afin de lui permettre soit de ne pas dépasser le seuil de 1,3 millions d’euros, soit de ne pas accroître – voire de diminuer – le montant d’ IFI dont il est déjà redevable.

En effet, les capitaux investis dans la nue-propriété peuvent sortir de l’assiette de l’IFI. En effet, sous certaines conditions, Ils n’entrent pas dans la base imposable à l’IFI.

Ce n’est qu’à partir de la possession en pleine propriété de l’immeuble que le contribuable commencera à déclarer la valeur de son bien à l’IFI !

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Aide financière MaPrimeRénov’ en 2025

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Cette aide financière se décline en 3 volets :

  • MaPrimeRénov’ Parcours par geste,
  • MaPrimeRénov’ Parcours accompagné,
  • et MaPrimeRénov’ Copropriété.

Pour rappel, l’aide financière MaPrimeRénov’ a progressivement remplacé le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) depuis le 1er janvier 2020. Initialement, destinée aux propriétaires occupants sous conditions de revenus, elle a été élargie, à compter du 1er octobre 2020, à l’ensemble des propriétaires (occupants et bailleurs) ainsi qu’aux syndicats de copropriétaires.

Il existe également une aide financière dédiée aux personnes atteintes d’un handicap ou en perte d’autonomie.

MaPrimeAdapt’ est l’aide financière dédiée aux personnes atteintes d’un handicap ou en perte d’autonomie souhaitant adapter leur logement.

Les travaux finançables dans le cadre de MaPrimeAdapt’ concernent l’accessibilité du logement et l’adaptation du logement à une situation de perte d’autonomie.

Bonne journée

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Exonération de la plus-value immobilière et résidence principale

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Question de : Mme Angélique Ranc (Aube – RN) publiée le 4 mars 2025

Mme Angélique Ranc interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conditions d’exonérations de l’impôt sur les plus-values immobilière. En effet, l’article 150 U, II, 1 bis du Code général des impôts dispose que la plus-value réalisée lors de la première cession d’un logement autre que la résidence principale peut être exonérée si le produit de la vente est réinvesti dans l’acquisition ou la construction d’une résidence principale. Le réinvestissement doit se faire dans un délai de 24 mois à compter de la cession. Cependant, il n’y a pas de mention explicite d’une durée minimale de conservation de la nouvelle résidence principale pour conserver l’exonération. De même, le Bulletin officiel des finances publiques-impôts (BOFIP) spécifie le délai de 24 mois pour le réinvestissement, sans aborder la période pendant laquelle l’exonération s’applique. Enfin, le projet de loi de finances pour 2025 a introduit un amendement qui propose de modifier les dispositions qui permettent d’obtenir l’exonération de l’impôt sur les plus-values immobilières. Mais il n’aborde pas la durée de conservation nécessaire pour maintenir l’exonération fiscale. Elle lui demande quelle est la durée minimale de détention de la résidence principale pour que le propriétaire puisse conserver le bénéfice de l’exonération de la plus-value réalisée lors de la vente d’un bien locatif.

Réponse du ministre de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique publiée le 3 juin 2025

Le 1° bis du II de l’article 150 U du code général des impôts (CGI) prévoit une exonération d’impôt sur le revenu, pour les plus-values résultant de la première cession d’un logement, autre que la résidence principale, sous condition de remploi par le cédant de tout ou partie du prix de cession, dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la cession, à l’acquisition ou la construction d’un logement affecté à son habitation principale. L’exonération est subordonnée à la condition que le cédant ne soit pas, au jour de la cession, directement ou par personne interposée, propriétaire de sa résidence principale et qu’il ne l’ait pas été non plus au cours des quatre années qui précèdent. Ainsi, le législateur n’a pas fixé de condition tenant à la durée d’affectation à la résidence principale pour le bénéfice de cette exonération. Sont considérés comme une résidence principale au sens du 1° bis précité du II de l’article 150 U du CGI pour l’application de la condition de remploi, les immeubles ou parties d’immeubles constituant la résidence habituelle et effective du propriétaire. La résidence habituelle doit s’entendre du lieu où le contribuable réside habituellement pendant la majeure partie de l’année. Il s’agit d’une question de fait qu’il appartient à l’administration d’apprécier, sous le contrôle du juge de l’impôt. En outre, la notion de résidence effective implique qu’une utilisation temporaire d’un logement ne peut être regardée comme suffisante pour que celui-ci ait le caractère d’une résidence principale susceptible d’ouvrir droit à l’exonération à ce titre. Lorsqu’un doute subsiste, le contribuable est tenu de prouver par tous moyens l’effectivité de la résidence. L’affectation du logement à la résidence habituelle et effective du contribuable doit être d’une durée suffisamment significative pour que la réalité de cette affectation ne puisse être remise en cause. Il s’agit toutefois également d’une question de fait, appréciée au cas par cas par l’administration, sous le contrôle du juge de l’impôt. Il en résulte par conséquent qu’il ne peut être fixé in abstracto une durée d’occupation qui serait présumée suffisante pour emporter l’exonération sans examiner l’ensemble des circonstances de fait.

De la part de www.myimmobilier.com, assistance fiscale en ligne

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Les prestations parahôtelières soumises à la TVA

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Les prestations parahôtelières soumises à la TVA

La doctrine administrative et une récente réponse ministérielle ont précisé les critères définissant les prestations parahôtelières soumises à la TVA :

Fourniture du linge et nettoyage des locaux : Pour les séjours de moins de 6 nuits consécutives, lorsque ces prestations sont uniquement réalisées avant l’arrivée du client, il appartient à l’hébergeur de déterminer si elles sont effectivement mises en œuvre.

Petit-déjeuner : L’hébergeur peut externaliser la réalisation du service auprès d’un prestataire, mais doit en assurer la commercialisation directe auprès du client. À défaut, l’administration considère que le service ne relève pas d’une prestation parahôtelière.

Réception de la clientèle : La mise à disposition des clés via une boîte à clés ne suffit pas à caractériser un accueil, sauf si une option d’accueil physique est également proposée.

Modification de la doctrine fiscale applicable à la parahôtellerie :  https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE1044

De la part de www.myimmobilier.com, assistance fiscale immobilière en ligne

 

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Réponses ministérielles des conséquences de loi Le Meur sur les maisons d’hôtes

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2 députés ont interrogé le Gouvernement afin de savoir quelles mesures il entendait prendre pour adapter le cadre fiscal et réglementaire aux réalités économiques des chambres d’hôtes, en vue de préserver leur pérennité et de soutenir leur rôle indispensable dans l’économie touristique des territoires :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE6176

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE6664

Bonne journée

 

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