Bercy commente au BOFIP le doublement de plafond du déficit foncier pour les travaux de rénovation énergétique

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L’objectif : Accélérer la rénovation des « passoires thermiques » en incitant fiscalement les propriétaires bailleurs à réaliser des travaux d’amélioration énergétique.

Avantage fiscal

  • Doublement du plafond du déficit foncier imputable sur le revenu global : De 10 700 € à 21 400 € par an.
  • Condition : Les travaux doivent être éligibles et réalisés dans le cadre défini par la loi.

Période d’application

  • Devis accepté : à partir du 5 novembre 2022
  • Dépenses payées : entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025

Travaux éligibles

Doivent correspondre aux articles D.319-16 et D.319-17 du Code de la construction et de l’habitation (ouvrant droit à éco-PTZ ou MaPrimeRénov’).

Inclus :

  • Fourniture et pose d’équipements énergétiques
  • Dépose et mise en décharge
  • Maîtrise d’œuvre, études techniques
  • Assurance maître d’ouvrage
  • Travaux indissociables

Exclus :

  • Réhabilitation d’assainissement non collectif
  • Chaudières à très haute performance énergétique
  • Travaux de reconstruction ou d’agrandissement

Conditions de réalisation

  • Travaux obligatoirement réalisés par des entreprises RGE (Reconnu Garant de l’Environnement)

Justificatifs à fournir

  • Devis et factures conformes aux prescriptions du CCH
  • Deux DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) :
    • Avant travaux : logement classé E, F ou G
    • Après travaux : logement classé A, B, C ou D
    • Le DPE final doit être établi au plus tard le 31 décembre 2025

En cas de non-respect :

  • Si le DPE final est absent ou la classe énergétique cible non atteinte, l’administration fiscale annule l’avantage et reconstitue les revenus comme si l’option n’avait pas été exercée.

Modalités d’option

  • Le relèvement du plafond est facultatif : il doit être choisi lors de la déclaration n°2044.
  • À défaut, le plafond standard de 10 700 € (ou 15 300 € dans certains cas) s’applique.

Limites :

  • Seules les dépenses éligibles permettent d’atteindre le plafond de 21 400 €
  • Les déficits supérieurs au plafond ou issus de charges non éligibles sont reportables uniquement sur les revenus fonciers
  • Les déficits antérieurs à 2023 ne sont jamais imputables sur le revenu global
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Investir dans un Logement Locatif Intermédiaire (LLI) ?

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Le Logement Locatif Intermédiaire (LLI) est un dispositif conçu par l’État pour encourager l’investissement dans les zones où la demande immobilière est particulièrement élevée. Son but est de proposer des logements neufs avec des loyers modérés, destinés à des foyers dont les revenus sont trop élevés pour bénéficier du logement social, mais insuffisants pour accéder au marché locatif privé classique.

Contrairement à l’achat immobilier traditionnel soumis à une TVA de 20 %, le LLI offre un taux de TVA réduit à 10 %, ce qui réduit immédiatement le coût d’acquisition.

Les investisseurs profitent également d’un crédit d’impôt équivalent au montant de la taxe foncière, pour une durée pouvant aller jusqu’à 20 ans.

Pour investir dans un bien en LLI, il est impératif que l’achat soit réalisé par une personne morale, comme une Société Civile Immobilière (SCI), et non directement en nom propre. La SCI est ainsi le cadre juridique le plus approprié pour les particuliers souhaitant se lancer dans ce type d’investissement.

Enfin, l’investisseur doit s’engager à louer le logement comme résidence principale pendant au moins 15 ans, afin de garantir qu’il demeure accessible aux ménages aux revenus intermédiaires. Cette condition est essentielle pour préserver la vocation sociale du LLI.

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Régime réel BIC et LMNP

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Si vos recettes sont supérieures aux seuils ou sur option, vos revenus sont imposés selon les règles du régime « réel BIC ».

Dans ce cas, et comme pour les loueurs professionnels, l’intégralité des charges (intérêts d’emprunt, impôts, cotisations sociales, frais de comptabilité, etc.) est déductible des recettes, à condition d’avoir inscrit l’immeuble à l’actif du bilan. À défaut d’inscription, seules les charges locatives sont déductibles.

Vous pourrez également amortir l’immeuble (en principe au taux de 2,5 % par an pendant 40 ans) ainsi que le mobilier le garnissant (au taux de 10 % sur 10 ans en principe). Vous disposez également de la possibilité de différer vos amortissements.

Si vous constatez un déficit, celui-ci pourra s’imputer sur les bénéfices retirés de l’activité de location en meublé réalisés au cours des 10 années suivantes (contrairement aux loueurs en meublé professionnels, il ne pourra en revanche pas venir en déduction de votre revenu global).

Lorsque la location meublée y est soumise, il est possible de récupérer la TVA acquittée lors de l’acquisition de l’immeuble ou du financement des travaux de rénovation.

Enfin, le loueur non professionnel ne bénéficie pas d’avantage particulier en matière d’impôt sur la fortune immobilière (IFI), ou de fiscalité sur la transmission.

Bonne journée

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LMNP : ce que change la loi de finances 2025 pour la revente d’un bien

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LMNP : ce que change la loi de finances 2025 pour la revente d’un bien

Les amortissements entrent dans le calcul de la plus-value À partir du 15 février 2025, si vous vendez un bien que vous avez loué meublé en tant que LMNP, les amortissements passés seront pris en compte pour calculer l’impôt sur la plus-value immobilière. Autrement dit, cela peut augmenter le montant imposable au moment de la vente.

Qui est concerné ? Tous les anciens ou actuels LMNP sont visés, dans deux cas de figure :

  • Si le logement est encore loué meublé lors de la vente ;
  • Ou s’il a été loué meublé à un moment donné (exemple : location nue à la revente, mais location meublée dans le passé).

⚠️ Le cas particulier du régime micro-BIC

  • Les loueurs en micro-BIC ne seraient pas concernés par cette règle.
  • Mais comme le texte de loi ne le précise pas clairement, il vaut mieux attendre une confirmation officielle du BOFiP.

Exclusions Cette nouvelle règle ne s’applique pas :

  • Aux résidences étudiantes ou seniors (logements réservés aux étudiants, apprentis ou personnes âgées),
  • Aux structures médicalisées pour personnes handicapées,
  • Ni aux EHPAD ou établissements de soins de longue durée.
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Ce qui change pour les locations meublées en 2025 …

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Ce qui change pour les locations meublées en 2025

Moins d’avantages fiscaux pour les locations touristiques Que vous soyez un particulier ou un professionnel, si vous louez en meublé à des touristes :

  • Les réductions d’impôts sont moins généreuses qu’avant : en effet, dans le cadre d’une location de tourisme, que l’exploitant soit LMNP ou LMP, le seuil d’éligibilité au micro-BIC ainsi que les abattements forfaitaires applicables sont diminués !
  • Des démarches administratives supplémentaires peuvent être exigées selon l’endroit où se situe votre logement.

Revente moins avantageuse pour les LMNP (loueurs non professionnels) Si vous vendez un bien que vous avez loué meublé :

  • L’argent que vous aviez “mis de côté” via les amortissements sera désormais pris en compte pour calculer votre impôt sur la plus-value.

Cotisations sociales : attention au seuil de 23 000 € Si vous gagnez plus de 23 000 € par an grâce à vos locations :

  • Vous pourriez devoir payer des cotisations sociales jusqu’à ce que vous arrêtiez toute activité de location meublée.
  • Ces cotisations sont désormais calculées sur un montant réduit de 26 %, ce qui peut un peu alléger la note : En effet, l’assiette des cotisations sociales change et fait l’objet d’un abattement forfaitaire de 26 % au régime réel.
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Investir dans les chambres d’hôtes ? quelle fiscalité ?

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Les chambres d’hôtes sont des hébergements chez l’habitant, où vous louez une chambre dans une maison privée plutôt qu’un hôtel. Elles offrent souvent une ambiance chaleureuse et authentique, avec un accueil personnalisé. Mais fiscalement et ou socialement, comment cela se passe ?

Quelle fiscalité ?

Les propriétaires de chambres d’hôtes (ou de gites ruraux) ne peuvent accéder au régime micro-BIC que dans la limite maximale de 77 700 € de chiffre d’affaires ; ils bénéficient alors d’un abattement de 50 % sur leurs revenus annuels. Sinon, ils sont au régime réel ce qui permet de déduire les charges réelles (régime BIC).

Et pour la TVA ?
Pour rappel, les prestations d’hébergement hôtelières et parahôtelières sont soumises à TVA dès lors que :

  • Le logement/la chambre est mis(e) à disposition pour moins de 30 nuitées ;
  • ET que 3 des 4 prestations de services prévues à l’article 261 D du CGI (petit-déjeuner, nettoyage des locaux, fourniture du linge de maison, la réception de la clientèle) sont fournies ou sont potentiellement fournies (le propriétaire dispose des moyens nécessaires pour réaliser 3 des 4 prestations de services et les propose).

L’activité de chambres d’hôtes consiste en la fourniture de nuitées et implique obligatoirement la réalisation d’au moins 3 des 4 prestations de services (le petit-déjeuner, la fourniture du linge de maison et la réception).
Par conséquent, cette activité est soumise à TVA.

Et socialement ?

Les loueurs de chambres d’hôtes dont le revenu imposable issu de cette activité (le cas échéant après application de l’abattement du régime micro-BIC) est supérieur à 13 % du plafond de la sécurité sociale sont obligatoirement affiliés au SSI.

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Projet de réforme fiscale pour les bailleurs privés – Mise en œuvre envisagée dès 2026

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Projet de réforme fiscale pour les bailleurs privés – Mise en œuvre envisagée dès 2026

1. Création d’un nouveau statut fiscal pour les bailleurs privés

Le rapport Daubresse-Cosson propose l’instauration d’un cadre fiscal incitatif incluant :

  • Un mécanisme d’amortissement annuel :
    • 5 % pour les logements neufs
    • 4 % pour les logements anciens avec travaux
  • Un relèvement du régime microfoncier :
    • Abattement porté à 50 %,
    • Plafond de revenus fonciers fixé à 30 000 €,
    • Applicable aux locations nues de longue durée dès décembre 2025.

2. Encouragement à la location à loyers abordables Pour les biens loués à des loyers intermédiaires, sociaux ou très sociaux, les bailleurs pourraient bénéficier :

  • D’un amortissement fiscal supplémentaire de 0,5 à 1,5 %,
  • Ou d’un abattement spécifique de 5 à 15 %, Favorisant ainsi le développement de l’offre locative accessible.

3. Allègement du régime du déficit foncier et de l’IFI

  • Le plafond d’imputation du déficit foncier serait relevé à 40 000 € (contre 10 700 € actuellement),
  • Les biens loués comme résidences principales seraient exclus de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), réduisant la pression fiscale sur les bailleurs.

4. Révision du régime des plus-values immobilières

  • L’exonération totale de plus-value (impôt + prélèvements sociaux) serait alignée sur une durée de détention de 20 ans,
  • Contre 22 à 30 ans actuellement, afin de favoriser les ventes sans spéculation.
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Nos services sont fermés … jusqu’au 3 août

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Nos services sont fermés jusqu’au 3 août.

Nous vous souhaitons d’agréables vacances.

A très bientôt …

L’équipe Joptimiz & Myimmobilier.com

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Avantages procurés par l’acquisition de la nue-propriété d’un bien immobilier

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Dans cette stratégie, les droits d’un bien immobilier sont acquis conjointement par deux personnes distinctes. C’est une stratégie parmis d’autres.

La première personne est généralement une personne physique, souhaitant acquérir la nue-propriété du bien dans le cadre de sa stratégie patrimoniale, par exemple se constituer un complément de revenus au moment de la retraite…, et la seconde personne peut être un bailleur institutionnel tel qu’un hôpital, une grande entreprise, une SA d’HLM, un club deal via des banquiers privés ou des particuliers souhaitant éponger des déficits fonciers… . Ils disposeront de l’usufruit temporaire sur le bien pendant une durée fixe comprise entre 15 et 30 ans.

Les deux parties «partagent le coût d’acquisition du bien», en fonction de la valeur économique respective de l’ usufruit temporaire et de la nue-propriété. Au terme de la période de démembrement il y a «  remembrement  »  : l’usufruit s’éteint naturellement et le nu-propriétaire, sans frais supplémentaire , devient  plein propriétaire. Il pourra alors choisir de continuer à mettre le bien en location, de l’occuper ou bien de le revendre.

Avantages procurés par l’acquisition de la nue-propriété d’un bien immobilier

•  Préparer sa retraite …

Comme évoqué plus tôt, les loyers versés par le locataire du bien immobilier dont l’usufruit a été temporairement cédé sont perçus par l’ usufruitier. Cela signifie que le nu-propriétaire du bien n’en tire pas de revenu s durant cette période. Ainsi, l’acquisition d’un bien immobilier démembré est avantageux fiscalement lorsque l’acquéreur nu-propriétaire est encore en activité et n’a pas besoin de revenus complémentaires immédiats. Cela lui permet de bénéficier d’une décote importante lors de l’acquisition du bien (à hauteur de la valeur de l’usufruit) mais également de ne pas augmenter son impôt sur le revenu du montant des revenus fonciers tirés de la location de l’immeuble.

Ainsi, l’acquisition d’un bien immobilier démembré peut lui permettre de bénéficier de revenus complémentaires au moment de sa retraite , s’il prévoit un usufruit temporaire prenant fin lorsqu’il sera en âge d’en bénéficier.

•  Réduire le montant des revenus fonciers durant le démembrement de propriété

Durant la période où la propriété de l’immeuble est démembrée, le nu-propriétaire n’est en principe pas responsable de l’entretien du bien. Il est en revanche, sauf disposition contraire prévue dans la convention de démembrement, tenu de prendre en charge les grosses réparations liées au logement. Le montant des grosses réparations peut ensuite être déduit par le nu-propriétaire des revenus fonciers éventuellement perçus au titre d’autres biens immobiliers dont il percevrait des loyers. De plus, lorsque le nu-propriétaire a financé l’acquisition du bien par le recours à un emprunt il peut également, dans certaines conditions, déduire les intérêts de cet emprunt de ses revenus fonciers.

•  Maîtriser son IFI

L’acquisition de la nue-propriété d’un bien immobilier permet également au nu-propriétaire de maîtriser la valeur de son patrimoine, afin de lui permettre soit de ne pas dépasser le seuil de 1,3 millions d’euros, soit de ne pas accroître – voire de diminuer – le montant d’ IFI dont il est déjà redevable.

En effet, les capitaux investis dans la nue-propriété peuvent sortir de l’assiette de l’IFI. En effet, sous certaines conditions, Ils n’entrent pas dans la base imposable à l’IFI.

Ce n’est qu’à partir de la possession en pleine propriété de l’immeuble que le contribuable commencera à déclarer la valeur de son bien à l’IFI !

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Aide financière MaPrimeRénov’ en 2025

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Cette aide financière se décline en 3 volets :

  • MaPrimeRénov’ Parcours par geste,
  • MaPrimeRénov’ Parcours accompagné,
  • et MaPrimeRénov’ Copropriété.

Pour rappel, l’aide financière MaPrimeRénov’ a progressivement remplacé le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) depuis le 1er janvier 2020. Initialement, destinée aux propriétaires occupants sous conditions de revenus, elle a été élargie, à compter du 1er octobre 2020, à l’ensemble des propriétaires (occupants et bailleurs) ainsi qu’aux syndicats de copropriétaires.

Il existe également une aide financière dédiée aux personnes atteintes d’un handicap ou en perte d’autonomie.

MaPrimeAdapt’ est l’aide financière dédiée aux personnes atteintes d’un handicap ou en perte d’autonomie souhaitant adapter leur logement.

Les travaux finançables dans le cadre de MaPrimeAdapt’ concernent l’accessibilité du logement et l’adaptation du logement à une situation de perte d’autonomie.

Bonne journée

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