Extension de l’objet social des fonds de placement immobilier (FPI) à la location meublée

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La loi dite « Loi Macron » a élargi l’objet social des FPI à la location meublée. L’article 28 de la LFR pour 2015 créé le régime fiscal applicable à cette réforme.

Les règles de droit commun applicables en matière de location meublée sont transposées à la location meublée dans le cadre de FPI.

Par conséquent, les revenus tirés de la location meublée sont imposables dans la catégorie des BIC.
Les plus-values réalisées par le FPI lors de la cession d’immeubles loués meublés relèvent du régime des plus-values privées lorsque le porteur est un loueur en meublé non professionnel, et du régime des plus-values professionnelles, lorsque le porteur est un loueur en meublé professionnel.

Enfin, les plus-values de cessions de parts de FPI dont l’actif est, au moment de la cession, majoritairement constitué d’immeubles loués meublés sont imposées dans la catégorie des plus-values professionnelles lorsque le porteur est un loueur professionnel.

Ces mesures sont applicables à compter des revenus perçus en 2015 pour l’impôt sur le revenu et au titre des exercices clos à compter du 31 décembre 2015 pour l’impôt sur les sociétés.

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Annonces fiscales de simplification à destination des particuliers …

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Parmi les mesures de simplifications présentées par Manuel Valls (80 nouvelles mesures pour simplifier la vie des Français), plusieurs concernent la fiscalité des particuliers et également les agents immobiliers.

Les principales immobilières mesures sont :

Alléger le formalisme d’opposabilité des cessions de parts de sociétés civiles immobilières (SCI) : ainsi les associés des SCI pourront plus facilement disposer de leurs parts dans la société grâce à un allègement du formalisme d’opposabilité des cessions de parts.

Augmenter la durée de validité de la carte professionnelle d’agent immobilier à 5 ans : aujourd’hui, la durée de validité de la carte professionnelle d’agent immobilier est limitée à trois ans.

Simplifier l’exigence de formation continue pour renouveler la carte professionnelle d’agent immobilier nécessaire à l’exercice d’activités de transaction et de gestion immobilière

Permettre aux CAF de mieux lutter contre l’habitat indigne et d’accompagner plus en amont les locataires

A suivre …

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La rentabilité de votre investissement immobilier

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Avant de se plonger dans un projet d’investissement, il convient d’apprécier la rentabilité de l’investissement, notamment par rapport à celles des produits financiers sans risques.

La rentabilité dépend de nombreux facteurs : rentabilité financière du bien, taux d’imposition de l’investisseur, mode de financement, régime fiscal choisi …

C’est à partir du Taux de Rendement que vous évaluerez l’opportunité.

 Le taux de rendement brut tient compte que des loyers annuels et du prix d’achat du logement. C’est une première approximation.

 Le Taux de rendement net quant à lui, par rapport au précédent, ce ratio intègre les :

  • frais d’acquisition (commission de l’agent immobilier, frais de notaire, frais d’emprunt, frais de dossier et hypothèque),
  • frais de gestion locative,
  • charges de copropriété,
  • frais d’entretien courant,
  • frais d’assurance,
  • les changements de locataires avec des périodes de vacance,
  • l’impôt sur le revenu généré par les revenus fonciers.

Attention, l’impôt sur les revenus fonciers vient en principe diminuer le taux de rendement des investissements locatifs. L’impact de cet impôt dépend du taux marginal d’imposition des investisseurs. Cela peut également se renverser et doper le taux de rendement lorsque par exemple le déficit est imputable sur le revenu global et vient réduire le montant de l’impôt.

La cerise sur le gâteau est le Taux de Rendement Interne. Le TRI a l’avantage, par rapport aux précédents, d’apprécier la rentabilité d’un investissement sur toute sa durée de l’investissement.

Le TRI tient ainsi compte de :

Le TRI tient compte de tous les décaissements et encaissements sur la durée totale de l’investissement.

Enfin, le gros avantage est que le TRI permettra essentiellement de mesurer l’impact de votre mode de financement choisi.

N’hésitez pas à varier les paramètres de votre financement pour en mesurer les impacts.

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Les plafonds de loyer 2016 du Pinel …

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Les plafonds de loyer et de ressources des locataires dans le cas du
Duflot-Pinel, qui diffèrent selon le lieu de situation du logement et le
dispositif concerné, sont révisés chaque année au 1er janvier.

Les plafonds applicables aux baux conclus, reconduits ou renouvelés en 2016
dans le cadre de ces différents dispositifs viennent d’être publiés par
l’administration dans une mise à jour de sa base Bofip du 29 janvier 2016.

Par rapport aux plafonds de 2015 (hors outre-mer), les plafonds de loyers
ont été revalorisés de 0,08 % et les plafonds de ressources de 0,06 %.
Pour les consulter :
http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/10130-PGP.html?identifiant=BOI–20150521

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Location meublée professionnelle ou non-professionnelle ?

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Location meublée professionnelle ou non-professionnelle ?

La location meublée peut être professionnelle ou non professionnelle , les implications fiscales sont différentes.

La location est qualifiée de « professionnelle », du point de vue fiscal,lorsque certaines conditions sont réunies :

– le loueur doit être inscrit en qualité de loueur professionnel au registre du commerce et des sociétés. Toutefois, sauf quand elle s’accompagne de la fourniture de prestations lui conférant une nature commerciale (ex : nettoyage des locaux, lavage du linge, etc.), la location en meublé est une opération civile. C’est pourquoi certains greffes des tribunaux de commerce refusent alors l’inscription au registre. Dans ce cas, l’administration fiscale accepte alors de passer outre cette condition si le loueur justifie du refus opposé par le greffe.
– Les recettes annuelles tirées de cette activité par l’ensemble des membres du foyer fiscal doivent être supérieures à 23 000 € ;
– Ces recettes doivent excéder les revenus professionnels du foyer fiscal soumis à l’impôt sur le revenu.

La location meublée est qualifiée de « non-professionnelle », du point de vue fiscal, lorsque l’une de ces deux conditions n’est pas remplie.

Le régime d’imposition des revenus :

La location meublée étant une activité commerciale, les revenus tirés de cette location sont imposables dans la catégorie des BIC et non dans celle des revenus fonciers.

Suivant l’importance des revenus, les contribuables sont astreints à des obligations plus ou moins contraignantes :

– le régime du micro-BIC s’applique lorsque le montant annuel du chiffre d’affaires hors taxe est inférieur à 32 600 €. La déclaration fiscale se fait directement sur l’imprimé de déclaration d’ensemble des revenus (n° 2042). Le revenu imposable est calculé par application au montant des recettes d’un abattement forfaitaire pour frais de 50%. Le contribuable peut cependant opter pour le régime réel ou pour le régime réel simplifié.

– le régime du bénéfice réel simplifié s’applique lorsque le montant annuel du chiffre d’affaires hors taxe est supérieur à 32 600 € et inférieur à 234 000 €. La déclaration se fait sur un imprimé spécifique (imprimé n° 2031),
accompagnée de divers documents comptables, mais simplifiés (bilan simplifié, tableau des immobilisations, etc.). Le contribuable peut cependant opter pour le régime réel.

– le régime du bénéfice réel s’applique lorsque le montant annuel du chiffre d’affaires hors taxe est supérieur à 234 000 €. La déclaration fiscale doit être faite aussi sur l’imprimé 2031 et doit être accompagnée de documents comptables annexes plus détaillés.

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La taxe 2016 sur les loyers des micro-logements est fixé

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Pour les loyers perçus en 2016 pour des logements dont la surface n’excède pas 14 m² situés dans les zones tendues, le montant du loyer mensuel hors charges au-delà duquel la taxe visée à l’article 234 du Code Général des Impôts s’applique est fixé à 41,64 euros par mètre carré de surface habitable.

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L’immobilier en cas d’expatriation en 4 réponses

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vendre l’un de mes biens immobiliers détenu en France,   dans   quel   Etat  devrais-je  m’acquitter  de  l’impôt  sur  la plus-value ? 

Réponse : EN FRANCE. Les plus-values de cession de biens immobiliers situés en  France,  réalisées  par  des  résidents  fiscaux  français  sont,  sauf exception,  imposable  en  France  au  taux  de  19%  (taux  applicable aux personnes physiques) auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux.

Expatrié   depuis  peu,  je  souhaite  céder  mon  ancienne  résidence principale. Suis je redevable de l’impôt sur la plus value ? 

Réponse  : NON. Sous certaines conditions, la première cession est exonérée partiellement d’impôt sur la plus value (abattement de 150.000 euros)..

Non  résident  fiscal  français,  suis-je toujours redevable de la taxe d’habitation sur mes biens immobiliers détenus en France ? 

Réponse  :  OUI, EN PRINCIPE. Les contribuables qui détiennent en France un bien  immobilier sont assujettis à la taxe d’habitation s’ils conservent la disposition  de  leur bien. En revanche, si le bien immobilier est donné en

location  le  paiement  de  la  taxe d’habitation imputera au locataire. De même,  si  le  logement n’est pas habitable, la taxe d’habitation n’est pas due.


Non résident fiscal français, je possède un bien immobilier en France, suis-je redevable de la taxe foncière ? 

Réponse  :  OUI.  Les  contribuables  qui  détiennent  en  France  un  bien immobilier  sont  redevable  de  la  taxe  foncière, et ce sur toutes leurs propriétés qu’elles soient bâties ou non bâties.

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La location meublée d’une partie de l’habitation principale à des saisonniers est exonérée

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L’article 35 bis du Code Général des Impôts prévoit actuellement une exonération d’impôt sur le revenu pour les produits réalisés par des personnes louant ou sous-louant, en meublé, tout ou partie de leur habitation principale lorsque cette location meublée constitue la résidence principale des locataires.
L’exonération est également subordonnée à la fixation du loyer « dans des limites raisonnables » : pour les revenus de 2015, les plafonds publiés par l’administration s’élèvent à 184 € par m2 en Ile-de-France et à 135 € par m2 dans les autres régions.
L’article 18 de la loi de finances rectificative pour 2015 étend cette exonération d’impôt aux produits de la location en meublé correspondant à la résidence temporaire d’un salarié saisonnier.

Une question fiscale, la réponse ici …

 

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Stratégies en cas de cession immobilière lors d’expatriation en 2016

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Concernant l’impôt sur la plus value immobilière, il existe plusieurs stratégies d’optimisation de cet impôt lorsque vous êtes non résident.

1er cas : vous vendez votre résidence principale avant votre départ de France : dans ce cas c’est exonéré en tant que résidence principale. En effet, étant dans ce cas toujours résident fiscal français, vous bénéficierez de l’exonération pour cession de sa résidence princiaple.

2ème cas : vous cédez votre ex résidence principale après votre départ et vous ne l’avez pas mise en location entre temps : dans ce cas et sous certaines conditions, c’est exonéré d’impôt sur la plus value à hauteur de 150.000 euros de plus value après abattement. En effet, il faut entre autre, que vous soyez ressortissant européen et que vous n’ayez pas loué votre bien immobilier au 1er janvier de l’année avant la cession (exonération plafonnée à 150.000 euros) ou que vous revendiez durant les 5 premières années après votre départ même si c’est loué exonération plafonnée à 150.000 euros.

3ème cas : vous cédez votre ex résidence principale après votre départ de France et vous l’avez entre temps loué : taxation de 19% de la plus value (sous certaines conditions) auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux. Cependant, si votre bien immobilier est détenu depuis plus de 22 ans , vous serez exonéré d’impôt sur la plus value (sous certaines conditions), sauf pour les prélèvements sociaux (30 ans).

4ème cas : si vous souhaitez investir dans de l’immobilier, vous pouvez éventuellement au lieu d’investir directement dans un bien et payer l’impôt sur les plus values (+ les prélèvements sociaux) lors de la revente, investir au sein de votre contrat d’assurance vie (ou en ouvrir un pour l’occasion). En effet, vous pouvez choisir une unité de compte investi dans l’immobilier ou en parts de SCPI et lorsque vous arbitrez cette unité de compte, vous ne payerez ni impôts ni prélèvement sociaux !

D’autres stratégies peuvent également être évoquées mais celles ci vont dépendre de votre lieu de résidence fiscale. Par exemple, la donation d’un bien avant sa cession purge l’impôt sur la plus value. Mais attention à la double taxation de la donation (en fonction du pays d’expatriation).

N’oubliez pas de faire également un bilan fiscal expatriation !

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Protéger le conjoint sur la résidence principale

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Par l’effet direct du mariage (et non au titre des droits successoraux), le conjoint survivant qui occupait effectivement le logement au moment du  décès, à titre d’habitation principale, a le droit de continuer à l’occuper gratuitement pendant l’année qui suit le décès.

Ce droit lui est attribué automatiquement, sans aucune formalité, et ce même s’il renonce à la succession ou s’il vivait séparément du défunt.
Toute disposition contraire contenue dans un testament ou autre acte est sans valeur.

Droit d’habitation et d’usage viager :

Le conjoint survivant a :

–       un droit d’habitation sur le logement qu’il occupait effectivement à l’époque du décès, à titre d’habitation principale ;
–       et un droit d’usage sur le mobilier qui le garnit, compris dans la succession.

Ce droit viager n’est pas automatique. Il faut que :

–       le conjoint exprime sa volonté d’en bénéficier dans l’année qui suit le décès. Passé ce délai d’un an, ces droits lui sont définitivement fermés ;

–       le défunt ne se soit pas exprimé en sens contraire dans un testament authentique. Il aurait notamment pu faire un tel choix de son vivant pendant l’instance de divorce ou la séparation de corps, non achevée au moment du décès. A noter que si le conjoint survivant est privé du droit viager sur le logement, le fait d’opter pour une part successorale égale à
la totalité de la succession en usufruit  lui permet de recueillir l’usufruit du logement.

La valeur des droits viagers d’usage et d’habitation s’impute sur la valeur de la part successorale reçue par le conjoint.

Le droit d’usage et d’habitation représente une valeur patrimoniale évaluée par le notaire en charge du règlement de la succession .

www.joptimiz.com

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