Investir dans de l’immobilier locatif …

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Sur un plan fiscal, les loyers sont imposés au barème progressif de l’impôt
sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers. Le revenu foncier
imposable serait déterminé par différence entre les loyers encaissés et les
charges payées qui ne sont pas exclues des charges déductibles (dépenses de
construction notamment).

Le revenu foncier imposable est également soumis aux prélèvements sociaux
au taux de 15,5%, dont 5,1% sont déductibles des revenus perçus l’année de
leur paiement.

Et en cas de cession ?

Lors de la cession du bien, la plus-value sera imposée selon les règles des
plus-values immobilières des particuliers.

La plus-value immobilière fait l’objet d’un abattement pour durée de
détention pour le calcul de l’impôt sur le revenu et des prélèvements
sociaux.

Les taux de l’abattement pour durée de détention sont les suivants pour les
cessions à titre onéreux intervenues depuis le 1er septembre 2013.

Pour le calcul de l’impôt sur le revenu, la plus-value bénéficie d’un
abattement de :

– 6% par année de détention au-delà de la cinquième année jusqu’à la
21è année,

– 4% pour la 22è année.

Le solde taxable est soumis à l’impôt au taux forfaitaire de 19%.

La plus-value immobilière est totalement exonérée d’impôt sur le revenu
au-delà de la 22è année de détention.

Pour le calcul des prélèvements sociaux, la plus-value bénéficie d’un
abattement de :

– 1,65% par année de détention au-delà de la cinquième année jusqu’à la
21è année,

– 1,60% la 22è année,

– 9% par année de détention pour chacune des années au-delà de la 22è.

Le solde taxable est soumis aux prélèvements sociaux au taux de 15,5%, sans
fraction déductible.

La plus-value immobilière est totalement exonérée de prélèvements sociaux
au-delà de la 30è année de détention.

A noter que la 3ème loi de finances rectificative pour 2012 a institué une
taxe supplémentaire sur les plus-values immobilières imposables (après
abattement) supérieures à 50.000 €, hors terrains à bâtir et hors
plus-values exonérées comme celles sur les résidences principales. Le taux
de la taxe est progressif de 2% à 6%.

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Location d’un appartement : quid du dépôt de garantie ?

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Le dépôt de garantie est une somme conservée par le propriétaire pendant toute la période de location d’un appartement. Vos droits et devoirs.

Pourquoi faut-il payer un dépôt de garantie pour la location d’un appartement ?

Le dépôt de garantie permet au propriétaire de puiser dans une réserve d’argent en cas de dégâts ou de retards de paiement lors de la location d’un appartement. Généralement remise sous forme de chèque, elle est directement encaissée et bloquée sur le compte du bailleur. Pendant toute la durée de la location, il conserve l’argent. Ce n’est que lorsque vous quittez l’appartement qu’il vous sera restitué.

Le dépôt de garantie couvre les arriérés de loyers et charges, les régularisations des charges et le coûts des réparations faisant suite aux dégradations laissées par le locataire. Il peut aussi couvrir des frais d’entretien.

Quels sont vos droits en tant que locataire ?

En qualité de locataire, ce n’est pas à vous de proposer de régler le dernier mois de loyer avec le dépôt de garantie. Vous êtes tenu de régler votre loyer jusqu’à la fin de la durée du bail de location d’un appartement.

Le montant du versement dépend de la qualité de la location. Il est limité à un mois de loyer dans le cadre de location en logement vide et à deux mois si l’appartement se loue meublé. Il est fixé le jour de la signature du bail. Si tout se passe bien lorsque vous quittez le logement, le propriétaire doit vous restituer le dépôt mais il a le droit de conserver une quote-part plafonnée à 20% si l’appartement est situé dans un immeuble en copropriété. Enfin, il est tenu de vous rendre le montant dans les deux mois qui suivent le départ de l’appartement.

Ne pas confondre dépôt de garantie et caution

Dans le langage courant, on désigne parfois le dépôt de garantie sous le terme de caution. Cependant, ceci est la personne qui se porte garante de votre location. C’est elle qui sera contactée en cas d’arriéré de loyer. Au contraire, le dépôt de garantie est versé avant d’entrer dans le logement et en théorie, par le locataire lui-même.

 

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Primo-accédant : attention !

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Acquérir sa première résidence principale, en étant seul ou en couple, est une étape véritablement importante dans sa vie personnelle.

Afin de ne pas avoir de mauvaises surprises, il convient de prendre certaines mesures et plus particulièrement quand l’acquisition se fait en couple.

 

Primo – accédant : définition

Le terme de primo-accédant recouvre deux situations bien distinctes :

  • la première concerne une personne célibataire ou un couple qui décide d’acquérir un bien immobilier pour la première fois. Ce bien immobilier doit être la résidence principale de cette personne ou de ce couple. Si c’est votre cas, nous vous invitons à lire cet article “Primo – accédant : préparer son premier achat immobilier
  • la seconde situation concerne également une personne célibataire ou un couple mais cette fois, ces personnes n’ont pas été propriétaire d’un logement principal depuis les deux dernières années.

Par exemple, une personne célibataire pourra être qualifiée de primo-accédant alors même qu’elle est propriétaire d’une résidence secondaire, si elle n’a pas été propriétaire de sa résidence principale depuis deux ans.

 

Primo – accédant : acquisition par une personne seule :

Un bien immobilier peut bien évidemment être acquis par une personne seule. Cependant, si cette personne est en concubinage ou pacsée avec une autre personne, il faut souligner plusieurs éléments importants :

  • si le propriétaire du bien vient à décéder, son concubin, tout comme son partenaire, n’héritera pas du bien immobilier. En effet, les concubins et les partenaires ne sont pas considérés comme des héritiers légaux mais des tiers l’un envers l’autre.
  • le moyen d’éviter cette situation est l’établissement d’un testament. Cela permet de décider de la transmission future de ses biens et notamment de sa résidence principale. Il faudra néanmoins redoubler de vigilance en présence d’héritiers réservataires que sont les enfants. En effet, dans cette hypothèse, une part du patrimoine du défunt leur revient de droit, on parle alors de réserve héréditaire.

 

Primo – accédant : acquisition par des concubins ou des partenaires :

Lors de l’acquisition d’une résidence principale par des concubins ou des partenaires, de nouveaux problèmes peuvent se poser si certaines précautions ne sont pas respectées.

A nouveau, le fait que les concubins et les partenaires ne soient pas héritiers légaux est en cause. Autrement dit, le concubin ou le partenaire survivant n’héritera pas de la quote-part du concubin ou du partenaire décédé.

Pour écarter la possibilité que le concubin ou le partenaire survivant partage le bien avec les héritiers légaux du défunt, tels que ses parents, frères et soeurs, en l’absence d’héritiers réservataires, il est possible d’anticiper le partage qui résultera de la succession. Rédiger un testament permettra d’attribuer sa quote-part sur la résidence principale à son concubin ou à son partenaire. Il est désormais possible de préparer son testament en ligne de manière sûre, rapide et tout à fait légale.

 

Primo – accédant : acquisition facilitée par des prêts réservés aux primo-accédants :

Des prêts spécifiques sont prévus pour les primo-accédants. C’est le cas du prêt à taux zéro (PTZ) désormais appelé PTZ+.

PTZ+ : un prêt réservé aux primo-accédants

Ce prêt à taux zéro est réservé aux personnes ayant le statut de primo-accédant, il est sans intérêt et son obtention est liée à certaines conditions de ressources. Sa durée et la période de différé pour procéder au remboursement du prêt dépendent de ces conditions de ressources.

Ainsi, ce prêt peut avoir une durée de 20, 22 ou 25 ans et la période de différé peut varier de 5 à 15 ans.

Il est qualifié de prêt complémentaire puisqu’il ne permet de financer qu’une partie de l’acquisition de la résidence principale.

Calculer le prêt à taux zéro (PTZ)

Pour estimer le calcul du prêt à taux zéro, il est nécessaire de prendre en compte la composition de la famille du ou des primo-accédants, la nature du bien immobilier à acheter et sa localisation.

Ce prêt permet d’acquérir un logement soit neuf qui respecte des exigences de performance énergétique en cours, soit ancien avec des travaux importants non financés par un Eco-prêt à taux zéro, représentant 25% du prix total d’acquisition et des travaux, ou avec ou sans travaux dans le cadre de l’acquisition de logements sociaux.

Il faut préciser également l’existence du prêt d’accession sociale ou PAS qui même s’il ne concerne pas directement les primo-accédants les vise par son objet. En effet, ce prêt a pour but de faciliter l’accès à la propriété de personnes aux revenus modestes souhaitant acquérir un logement neuf. Il peut varier de cinq ans à trente-cinq ans et il n’est pas sans intérêt.

Ce qui est intéressant avec le PAS est qu’il peut être cumulé au prêt à taux zéro.

Afin de savoir si une personne peut bénéficier ou non de ce prêt, il est nécessaire de connaître ses charges de famille et son lieu de résidence pour déterminer si le plafond de ressources est dépassé. Nous vous invitons à lire l’article “Primo – accédant : emprunt et succession“ pour plus de renseignements sur l’emprunt et les démarches à réaliser avant d’acheter un premier bien immobilier.

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Plutôt IS ou IR …. pour la SCI ?

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Les SCI soumises à l’IR

Le revenu imposable entre les mains de chaque associé est déterminé selon le régime fiscal qui lui est applicable :

– si l’associé est une personne physique et que les parts dont il est titulaire ne sont pas inscrites à l’actif d’une entreprise exerçant une activité de nature industrielle, commerciale ou agricole relevant d’un régime de bénéfice réel, le revenu imposable est déterminé par application des règles des revenus fonciers.

Le revenu imposable est égal au revenu brut des loyers, diminué des charges locatives déductibles.

Sont notamment déductibles des recettes :

  • les dépenses d’entretien et d’amélioration ;
  • les frais de gérance et de rémunération des gardiens ;
  • certains impôts.

Chaque associé doit déclarer, pour sa quotepart, les revenus afférents à cette activité en revenus fonciers sur sa déclaration n° 2044.

En outre, la société souscrit chaque année une déclaration de ses résultats à l’aide d’un imprimé n° 2072 C ou 2072 S selon les cas.

Lorsque l’activité de la SCI dégage un résultat déficitaire, chaque associé peut imputer la quote-part du déficit qui lui revient sur son revenu global dans la limite de 10 700 €. L’excédent est imputable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

 – Si l’associé est une entreprise exerçant une activité de nature industrielle, commerciale ou agricole relevant d’un régime de bénéfice réel ou de l’IS, les règles applicables sont celles de l’IS, des BIC ou des BA dont l’associé relève personnellement.

Chaque associé doit alors déclarer, pour sa quotepart,les revenus afférents à cette activité suivant les règles applicables au régime fiscal d’imposition de ses bénéfices sur sa déclaration de résultats (IS, BIC ou BA).

La société souscrit chaque année une déclaration de résultats à l’aide d’un imprimé n° 2072 C .

La déclaration n° 2072 C ou S doit être adressée, au plus tard avant le 2e jour ouvré suivant le 1er mai, au service des impôts des entreprises du lieu du principal établissement de la société ou le cas échéant à la Direction des grandes entreprises (DGE).

Que se passe t’il en cas de vente ?

Vente de l’immeuble par la SCI  :

La plus-value résultant de la cession d’un immeuble par une SCI soumise à l’IR relève du régime des plus-values immobilières réalisées par les particuliers : chacun des associés sera imposé en fonction de la quote-part qu’il détient dans le capital de la société, sauf si l’associé relève de l’IS ou d’un régime réel BIC ou BA de plein droit, auquel cas, la plus-value relève du régime des plus-values professionnelles.

L’associé peut également bénéficier des exonérations prévues en cas de cession de la résidence principale lorsque les conditions d’application de ces régimes de faveur sont remplies.

Cession des parts de la SCI  :

La plus-value réalisée lors de la cession des parts sociales est imposée selon le même régime que les cessions d’immeubles . L’exonération des plus-values pour la vente de la résidence principale ainsi que l’exonération pour durée de détention s’appliquent également à la cession des titres de la SCI.

SCI soumises à l’IS

Les SCI peuvent être assujetties à l’IS de plein droit ou sur option.

Les SCI sont soumises à l’IS de plein droit lorsqu’elles réalisent des opérations commerciales et sont assimilées à des marchands de biens. C’est le cas, par exemple, en cas de location d’un immeuble équipé pour un usage professionnel ou en cas de location en meublé à usage d’habitation.

L’administration fiscale admet toutefois que les sociétés dont l’activité commerciale ne représente que 10 % du montant de leurs recettes totales hors taxes ne soient pas soumises à l’IS de plein droit mais demeurent imposées à l’IR.

Les SCI qui ne sont pas soumises à l’IS de plein droit peuvent y être assujetties sur option de leurs associés. L’option pour l’IS est signée par tous les associés ou par ceux spécialement habilités par les statuts. Elle est irrévocable et adressée au service des impôts du lieu du siège social, au plus tard à la fin du 3ème mois de l’exercice au titre duquel les associés souhaitent assujettir la SCI à l’IS.

Imposition des revenus de la SCI

Les revenus générés par l’activité de la SCI sont imposés à l’IS au niveau de la SCI. Le bénéfice imposable au niveau de la société est déterminé selon les règles applicables à cet impôt (en général il s’agit des règles applicables en matière de BIC).

Les charges déductibles comprennent entre autre :

  • les frais d’acquisition (honoraires du notaire, droits de mutation) ;
  • l’amortissement du bien ;
  • les frais financiers, les frais de gérance, d’assurance, les frais divers de gestion de la société.

Les sociétés civiles immobilières ayant opté pour l’impôt sur les sociétés doivent déposer leur déclaration de résultats (n°2065) au plus tard dans les trois mois suivants la date de clôture de l’exercice, sauf si elles clôturent au 31 décembre. Dans ce dernier cas, elles doivent déposer leur déclaration de résultats (n°2065) au plus tard le 2e jour ouvré qui suit le 1er mai.

Les associés ne sont imposés que sur les revenus redistribués par la SCI. En l’absence de distribution (mise en réserve des bénéfices), les associés ne sont pas imposés.

Les revenus distribués par la SCI sont imposables entre les mains des associés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers .

Que se passe t’il en cas de cession ?

Si vente de l’immeuble par la SCI  :

La plus-value résultant de la cession d’un immeuble par une SCI soumise à l’IS relève du régime des plus-values professionnelles. Elle est ajoutée au résultat courant de la SCI et soumise à l’IS au taux de droit commun, quelle que soit la durée de détention de l’immeuble.

En cas de cession des parts de la SCI  :

Les plus-values réalisées par des associés personnes physiques lors de la cession des parts sociales sont imposées selon le régime desplus-values de cessions de valeurs mobilières et de droits sociaux .

Aujourd’hui, il peut être intéressant de passer sa SCI à l’IS.

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Le projet de loi de finances 2017 et l’immobilier …

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Le projet de loi finances concerne l’immobilier sur 3 points :

Prorogation des dispositifs « Pinel » et « Censi-Bouvard » (Art. 40 et 41)

Le dispositif « Pinel » serait prorogé d’un an soit jusqu’au 31 décembre
2017.
Le dispositif « Censi-Bouvard » serait également prorogé d’un an soit
jusqu’au 31 décembre 2017 et une nouvelle réduction d’impôt serait créée
pour favoriser la réhabilitation du parc existant de résidences de
tourisme.

Prorogation du crédit d’impôt transition énergétique (Art.10) : Le crédit
d’impôt pour la transition énergétique serait prorogé jusqu’au 31 décembre
2017.

Suppression de petites niches fiscales (Art. 13) : Dans le cadre de la
suppression de petites niches fiscales, jugées inefficaces, serait
notamment supprimée la possibilité offerte aux nu-propriétaires de déduire
de leur revenu global les dépenses de grosses réparations.

A suivre …

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2 décrets sur les diagnostics électricité et gaz en cas de location

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La loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové du 24 mars 2014 a institué, à l’image de ce qui existe en matière de vente d’immeuble, une obligation, pour le bailleur, de présenter à ses futurs locataires, lors de la signature du bail, un état descriptif des installations intérieures d’électricité et de gaz.
La mise en œuvre de cette obligation d’information était suspendue à la parution des décrets d’application.

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Deux décrets du 11 août dernier précisent les modalités d’application de cette obligation en se calquant en grande partie sur celles déjà applicables en cas de vente d’immeuble.
Il est ainsi prévu que cette mesure concerne tous les locaux d’habitation donnés en location vides ou meublés qui comportent une installation d’électricité et/ou de gaz réalisée depuis plus de 15 ans. Une fois établi, le diagnostic a une durée de validité de 6 ans (contre 3 en cas de vente).
Le diagnostic relatif à l’état de l’installation intérieure d’électricité doit contenir 6 points de sécurité correspondant aux exigences minimales de sécurité. Celui relatif à l’installation intérieure de gaz doit, quant à lui, comporter 3 points de sécurité.

Les points de sécurité visés sont les mêmes que ceux prescrits en cas de vente.

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C’est quoi un bail à réhabilitation ?

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Le bail à réhabilitation permet aux propriétaires de logements en mauvais état de les faire réhabiliter par un organisme spécifique qui s’occupera de la réalisation des travaux de l’immeuble, de sa gestion et de sa mise en location à des personnes défavorisées après réhabilitation.

Le preneur à bail s’engage ainsi à réaliser, dans un délai déterminé, des travaux d’amélioration sur l’immeuble du propriétaire et à le conserver en bon état d’entretien et de réparation de toute nature en vue de le louer à titre d’habitation pendant la durée du bail à réhabilitation.

Peuvent être preneurs à bail à réhabilitation :

– les organismes d’habitations à loyer modéré ;

– les sociétés d’économie mixte dont l’objet est de construire ou de donner à bail des logements ;

– les collectivités territoriales ;

– les organismes bénéficiant de l’agrément relatif à la maîtrise d’ouvrage.

En cas de bail à réhabilitation, la taxe foncière est établie au nom du
preneur à bail.

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Acheter nue propriété : une solution d’investissement pour l’expatrié

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Etre expatrié implique pour une personne d’être éloignée du territoire français, entrainant une difficulté à gérer son patrimoine immobilier ou financier situé en France. Des questions se posent alors : Comment investir en immobilier sans avoir à gérer ? Quelle est la fiscalité applicable à mon investissement ? Existe il des solutions de revente ou d’habitation en cas de retour en France ?

Selon le Cabinet Nuepro Immo, l’investissement en nue propriété est l’une des meilleures solutions pour l’expatrié ou non résident.

Le principe de l’investissement et ses avantages

Juridiquement, la nue propriété est l’un des deux droits qui compose le Droit de propriété en France.

Le principe de l’investissement consiste à acquérir la seule nue propriété d’un bien immobilier pendant que l’usufruit (le deuxième droit) est confié à un bailleur institutionnel à loyers modérés.
Le démembrement de ce droit de propriété est obligatoirement temporaire : soit pour une période fixée lors de l’acquisition de la nue propriété (exemple 15 ans), soit pour une durée viagère c’est à dire jusqu’au décès de l’usufruitier.
A la fin de cette période, l’usufruit rejoint automatiquement et gratuitement la nue propriété : le précédent nu propriétaire devient alors plein propriétaire et l’usufruitier est déchu de ces droits.

En achetant la seule nue propriété, l’expatrié effectue une décote sur le prix du bien initial : avec une durée de démembrement de 15 ans, une baisse de prix de l’ordre de 40% est réalisée correspondant à la valeur de l’usufruit.

Que faire après la période de démembrement ?

Une fois la période de démembrement terminée, le nouveau plein propriétaire peut alors à son choix louer le bien, le revendre ou y habiter à titre de résidence principale ou secondaire.

En termes patrimoniaux, l’investissement en nue propriété permet à terme de percevoir des revenus pour compléter sa retraite, revendre pour une perception de capital ou encore l’utiliser pour son besoin personnel.

Pourquoi considérer cet investissement en tant qu’expatrié ?

L’acquisition en démembrement de propriété est particulièrement adapté aux contraintes de l’expatrié : pendant le période de démembrement, le nu propriétaire ne s’occupe d’aucune gestion et ne supporte aucune fiscalité et taxe sur le bien immobilier.
C’est l’usufruitier qui se charge, en contrepartie de la perception des revenus, de gérer le bien.

Ce mode d’achat peut également répondre au besoin d’achat d’une résidence principale une fois la période d’expatriation terminée : expatriés en Asie pendant encore 12 ans, l’achat d’une nue propriété de 12 à 15 ans peut permettre au couple de se garantir un logement à leur retour. Et si leur plan de vie se modifie au cours des années, la location à terme ou la revente pendant ou après le démembrement restent des solutions.

Enfin, il est important pour l’expatrié de se constituer une épargne financière ou immobilière avant son retour en France : selon son pays d’expatriation, le régime social attaché et les accords bilatéraux avec l’administration française, les cotisations retraites ne sont pas forcément assurées… C’est pourquoi la constitution de revenus complémentaires sont essentiels pour l’expatrié ou non résident. Au terme du démembrement de propriété, celui-ci peut louer le bien immobilier et se garantir de revenus immobiliers réguliers.

Comment financer ce type d’investissement ?

Les banques françaises demandent généralement un apport personnel pour les expatriés et non résident. Cet apport peut varier entre 15% et 40% selon le pays de résidence de l’expatrié. Selon le pays de l’expatrié, les conditions de financement varient.

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Projet immobilier : maison écologique ou maison conventionnelle ?

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Actuellement, construire une maison écologique revient en moyenne 17 % plus cher qu’une maison conventionnelle. Cependant, sur le long terme, cette différence de prix se transforme rapidement en investissement très rentable, car une maison écologique présente de nombreux avantages qui allègent significativement la facture énergétique.

  • Financièrement, quelles différences entre les deux constructions ?

Par définition, la maison écologique est un bâtiment conçu pour avoir le moins d’impact possible sur l’environnement par son implantation, son orientation, son architecture, sa distribution intérieure et les matériaux dans lequel elle est construite. En règle générale, la mise en place d’une telle construction coûte le plus souvent plus cher qu’une maison dite conventionnelle. En effet, rien qu’avec l’adoption obligatoire de la norme RT 2012 qui vise à rendre toutes les nouvelles constructions plus écologiques, une hausse de 15 à 20 % est déjà enregistrée par rapport aux constructions certifiées RT 2005. En ce qui concerne la maison écologique proprement dite, elle revient en moyenne 17 % plus chère à la construction qu’une maison conventionnelle, et cela, à superficie, qualité de construction et finition équivalentes. Cette différence de prix s’explique en grande partie par l’insuffisance de main-d’œuvre qualifiée ainsi que par la rareté des matériaux « écologiques » qui sont toutefois plus durables et plus performants. Pour une bonne isolation efficace et pérenne par exemple, vous trouverez une  isolation liège ici. Cependant, ce surcoût constaté deviendra rapidement un investissement rentable, car une maison écologique permettra à long terme de faire des économies considérables sur la facture énergétique.

 

  • Quelques statistiques comparatives

Afin de mettre en évidence les bénéfices et les avantages qu’offre une maison écologique par rapport à une maison conventionnelle sur le plan environnemental et énergétique, voici quelques chiffres clés :
– une maison écologique est au moins 25 % plus performante énergétiquement qu’une maison conventionnelle.
– une maison écologique intégrant une conception solaire passive réduit jusqu’à 40 % les besoins en chauffage.
– une maison écologique peut réaliser une économie de 40 % sur les frais d’eau chaude grâce à l’installation d’un système de récupération de chaleur pour l’eau destinée à la douche.
– une maison écologique dotée de toilettes à compost économise annuellement 100 000 litres d’eau potable par an.
– une maison écologique utilisant la cellulose à base de papier recyclé comme isolant est 30 % mieux isolée que les constructions utilisant la fibre de verre dans leur système d’isolation.
– une maison écologique se servant de planchers radiants à l’eau est plus confortable et 20 % mieux chauffée que les maisons conventionnelles à système de chauffage électrique.
– une maison écologique construite à partir de béton contenant 30 % de matériaux recyclés réduit l’émission de gaz à effet de serre jusqu’à plus de 10 tonnes.

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La taxe sur les logements vacants

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Depuis le 1er janvier 2013, les propriétaires de logements inoccupés depuis
plus de 1 an au 1er janvier de l’année d’imposition sont soumis une taxe
assise sur la valeur locative foncière brute dont le taux est fixé à 12,5 %
pour la 1ère année de vacance et 25 % dès la 2ème année.

Avant le 1er janvier 2013, la durée de la vacance déclenchant la
soumission à la taxe devait être supérieure à 2 années consécutives, et les
taux d’imposition variaient de 10 % à 20 % selon la durée de la vacance.

Cette taxe n’est due que dans certaines communes de plus de 50 000
habitants (200 000 habitants jusqu’au 31 décembre 2012) où la situation du
marché locatif est tendue (déséquilibre entre l’offre et la demande).

Seuls sont soumis à cette taxe annuelle les locaux habitables mais non
meublés et, par conséquent, non assujettis à la taxe d’habitation.

La taxe n’est pas due pour :

  • les résidences secondaires,
  • les locaux qui nécessiteraient, pour être habitables, des travaux
    importants,
  • les logements ayant vocation, dans un délai proche, à disparaître ou à
    faire l’objet de travaux dans le cadre d’opérations d’urbanisme, de
    réhabilitation ou de démolition,
  • les logements mis en location ou en vente au prix du marché et ne trouvant
    pas acquéreur,
  • les logements détenus par les organismes d’habitation à loyers modérés.

La taxe n’est pas due lorsque le logement a été occupé plus de 90 jours
consécutifs au 1er janvier de l’année d’imposition (ce délai était fixé à
30 jours avant le 1er janvier 2013).

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