Hausse des droits de mutation sur Paris

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Le Conseil de Paris a voté la hausse des droits de mutation à Paris, qui passent à 4,5 % du prix d’achat. Pour rappel, ils étaient de 3,8 % auparavant.
Ainsi, si vous achetez un logement ancien , vous devrez acquitter des droits l’enregistrement, qui comportent notamment une taxe communale de 1,20 %, un droit départemental plafonné à 3,80 % jusqu’au 1er mars 2014 et un prélèvement pour frais d’assiette calculé sur le montant du droit départemental.
Depuis cette date, les conseils généraux ont la possibilité de relever le taux du droit départemental de 3,80 à 4,50 %. La quasi-totalité des droits départementaux ont donc été relevé, cette possibilité étant ouverte jusqu’au 29 février 2016.
Paris vient donc de rentrer dans ce groupe !
La mesure s’appliquera dès le 1er janvier 2016 aux logements, bureaux et commerces qui feront l’objet d’une transaction.

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Les articles rajoutés par le sénat pour la loi de finances 2016

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Les Sages ont enrichi le texte concernant la Loi de Finances 2016 de plusieurs articles nouveau. Cependant ces articles ont été adoptés tous contre l’avis du gouvernement. Ceux ci devraient, de ce fait, être retirés du texte définitif. Beaucoup d’articles concernaient l’immobilier :

  • réforme de l’imposition des plus-values immobilières (IR et prélèvements sociaux), pour les cessions intervenant à compter du 31 décembre 2016, afin de dynamiser le rythme des transactions, par, notamment :
    – la prise en compte de l’érosion monétaire dans la détermination du prix d’acquisition,
    – l’abaissement du taux d’imposition à l’impôt sur le revenu de 19 % à 18 % pour les cessions réalisées dans les 2 ans de l’acquisition et à 9 % pour celles réalisées après 2 ans de détention (et, respectivement, à 14,8 % et 8,8 % pour les contributions et prélèvements sociaux),
    – la suppression des abattements exceptionnels et/ou pour durée de détention actuellement applicables pour l’imposition des plus-values immobilières,
  • la suppression de la taxe sur les plus-values immobilières élevées ;
    aménagement du régime des monuments historiques (assouplissement de l’actuelle restriction à l’application de ce dispositif pour les immeubles détenus via une SCI ou en copropriété) ;
  • hausse du taux de l’abattement applicable sur la résidence principale en matière d’ISF à 50 % (contre 30 % actuellement).

À suivre …

Une question fiscale ? La réponse ici …

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Les SCI monégasques : taxation dans le pays de résidence

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Un arrêt, rendu par la Cour de cassation ( Cass. ass. plén., 2 oct. 2015, n° 14-14256) au sujet de la convention fiscale franco-monégasque, attribue le droit de soumettre les parts de SCI aux droits de succession au pays de résidence, même si les biens immobiliers détenus via cette société sont situés dans l’autre Etat.

En l’occurrence, le défunt était résident monégasque.

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La CSG n’est plus prélevée aux Expatriés français

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La CSG n’est plus prélevée aux Expatriés français

Dans un communiqué, l’administration fiscale précise que la CSG n’est plus exigée sur les cessions immobilières des non-affiliés à un régime social français .

L’administration prescrit à ses services de ne plus appliquer les prélèvements sociaux sur les plus-values immobilières des personnes affiliées à un régime social d’un autre Etat européen ou en Suisse.

En cas de cession d’un bien immobilier, votre notaire ne réclamera donc plus la CSG.

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Qui paye la CRL ?

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La CRL (Contribution sur les revenus locatifs)

Qu’est ce que c’est ? 

La CRL est applicable aux revenus retirés de la location de locaux situés dans des immeubles bâtis achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l’année d’imposition.

Un immeuble est considéré comme achevé lorsque l’état d’avancement des travaux en permet l’utilisation ou l’occupation effective, c’est-à-dire lorsqu’il ne reste à effectuer que des travaux d’aménagement.

Pour les immeubles collectifs, la date d’achèvement doit être appréciée distinctement pour chaque logement.

Jusqu’à l’imposition des revenus perçus en 2003, elle était également applicable aux revenus retirés de la location de locaux qui, situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins, avaient fait l’objet de travaux exclus des charges déductibles des revenus fonciers et financés avec le concours de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah). 

Il existe des exonérations (liste non exhaustive) :

1/ Sont exonérés de CRL les revenus des locations dont le montant n’excède pas 1 830 € ( la limite d’exonération s’apprécie par local) ;

2/ Le code général des impôts dispose que les locations qui donnent lieu au paiement de la TVA sont exonérées de la CRL.

3/ Ce même code exonère de la CRL les revenus des locations à vie ou à durée illimitée.

Attention, la CRL n’est pas applicable aux revenus de la location d’immeubles bâtis qui ont subi des transformations susceptibles de les faire considérer comme des constructions nouvelles. 

Qui doit la payer ? 

La CRL est due par les personnes morales ou groupements suivants : personnes morales passibles de l’impôt sur les sociétés, organismes sans but lucratif, personnes morales non et les fonds de placement immobilier.

 Les personnes physiques et les sociétés de personnes ou FPI dont aucun membre n’est soumis à l’IS échappent quant à eux à cette contribution.

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Location meublée au travers d’une société …

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La location meublée a l’avantage de permettre de déduire les déficits directement sur le revenu global du loueur mais pour cela, la société ne doit pas être passible de l’IS. Donc pour en bénéficier, il faut recourir à :

  •  l’entreprise individuelle ;
  •  la société en nom collectif ;
  •  l’EURL ;
  • la SARL de famille.

Une SCI ne permet pas de déduire les déficits directement sur le revenu global du loueur car la location en meublé est une activité commerciale et les sociétés civiles qui ont une activité commerciale sont imposées à l’IS.

Seules l’EURL et la SARL de famille permettent de limiter la responsabilité des associés.

L’utilisation d’une société imposée à l’IS présente un avantage lorsque le taux marginal d’imposition du contribuable dépasse le taux de l’IS, soit 33 1/3 %. Si le contribuable se situe dans une des trois dernières tranches du barème (et que son entreprise dégage un résultat positif), il pourra être avantageux d’opter pour l’IS.

Attention cependant, les sociétés à l’IS sont pénalisées lors de la revente des immeubles car elles ne peuvent pas bénéficier de l’exonération des plus-values de cession !

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Pourquoi séparer immobilier et entreprise ?

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Lorsque l’immobilier a été séparé de l’actif professionnel, il pourra s’intégrer dans une stratégie de gestion du patrimoine privé, avec bien évidemment des restrictions quant aux possibilités d’arbitrage en raison des liens professionnels existant avec la société d’exploitation. Une stratégie de transmission pourra ainsi être envisagée à travers des donations, soit en pleine propriété, soit avec réserve d’usufruit, voire donation d’usufruit, la mise en œuvre de cette stratégie sera d’autant plus facilitée par la création de structure sociétaire permettant de diviser l’immeuble en parts.

La séparation initiale de l’immobilier résulte alors du choix du chef d’entreprise réalisé lors de la réalisation de l’investissement.

En revanche, lorsque l’immobilier est soit inscrit à l’actif d’une entreprise individuelle, soit propriété d’une société d’exploitation, sa séparation avant une cession ou une transmission familiale peut s’imposer entraînant des coûts fiscaux différents selon la technique de sortie envisagée.

Dans une entreprise individuelle, tant la cession de l’immobilier que le retrait dans le patrimoine privé de l’exploitant ou une donation vont générer une imposition des plus values selon le régime des plus values professionnelles. En matière de droit d’enregistrement, la cession supportera des droits de 5 %, la donation générera des droits de mutation à titre gratuit (selon un barème), le retrait dans le patrimoine privé n’occasionnant aucun droit d’enregistrement.

Dans une structure sociétaire, la séparation de l’immobilier peut s’effectuer selon plusieurs techniques :

  • distribution de dividendes en nature,
  • cession de l’immeuble à un associé ou à une société civile,
  • retrait d’immeuble et réduction de capital,
  • scission de la société d’exploitation,

Une question fiscale ? La réponse ici >>

 

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Subvention Anah pour travaux énergétiques : prime de 1 000 € aux bailleurs

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Une prime de 1 000 € peut vous être octroyée jusqu’au 31 décembre 2017.
Vous devez vous engager à confier votre logement conventionné à une
structure d’intermédiation locative ou une Agence immobilière sociale (AIS)
pour une durée d’au moins 3 ans.

L’intermédiation locative désigne une gestion locative sociale sous la
responsabilité d’un intermédiaire agréé.

Vos engagements :

Ils sont définis dans une convention locative signée avec l’Anah. Vous
devez notamment :
mettre en location ou continuer à louer votre bien pour une durée minimum
de 9 ans ;
ne pas dépasser le montant de loyer maximal fixé  par l’Anah ;
louer à des personnes dont les ressources sont inférieures aux plafonds
fixés nationalement.

En savoir plus :
http://www.anah.fr/proprietaires/proprietaires-bailleurs/ameliorer-letiquette-energetique-de-votre-bien/#prime-intermediation

De la part de www.joptimiz.com, assistance fiscale en ligne

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4 stratégies immobilières en cas d’expatriation …

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Concernant l’impôt sur la plus value immobilière, il existe plusieurs stratégies d’optimisation de cet impôt lorsque vous êtes non résident.

1er cas : vous vendez votre résidence principale avant votre départ de France : dans ce cas c’est exonéré en tant que résidence principale. En effet, étant dans ce cas toujours résident fiscal français, vous bénéficierez de l’exonération pour cession de sa résidence princiaple.

2ème cas : vous cédez votre ex résidence principale après votre départ et vous ne l’avez pas mise en location entre temps : dans ce cas et sous certaines conditions, c’est exonéré d’impôt sur la plus value à hauteur de 150.000 euros de plus value après abattement. En effet, il faut entre autre, que vous soyez ressortissant européen et que vous n’ayez pas loué votre bien immobilier au 1er janvier de l’année avant la cession (exonération plafonnée à 150.000 euros) ou que vous revendiez durant les 5 premières années après votre départ même si c’est loué exonération plafonnée à 150.000 euros.

3ème cas : vous cédez votre ex résidence principale après votre départ de France et vous l’avez entre temps loué : taxation de 19% de la plus value (sous certaines conditions) auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux. Cependant, si votre bien immobilier est détenu depuis plus de 22 ans , vous serez exonéré d’impôt sur la plus value (sous certaines conditions), sauf pour les prélèvements sociaux (30 ans). Concernant les prélèvements sociaux, comme indiqué cela pourrait prochainement évoluer suite à la décision de la CJUE.

4ème cas : si vous souhaitez investir dans de l’immobilier, vous pouvez éventuellement au lieu d’investir directement dans un bien et payer l’impôt sur les plus values (+ les prélèvements sociaux) lors de la revente, investir au sein de votre contrat d’assurance vie (ou en ouvrir un pour l’occasion). En effet, vous pouvez choisir une unité de compte investi dans l’immobilier ou en parts de SCPI et lorsque vous arbitrez cette unité de compte, vous ne payerez ni impôts ni prélèvement sociaux !

D’autres stratégies peuvent également être évoquées mais celles ci vont dépendre de votre lieu de résidence fiscale. Par exemple, la donation d’un bien avant sa cession purge l’impôt sur la plus value. Mais attention à la double taxation de la donation (en fonction du pays d’expatriation).

guide expatriation

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apporter un bien immobilier à une SCI, quelle fiscalité ?

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L’apport des biens immobiliers à une SCI constitue une cession à titre onéreux. En cas de plus-value d’apport, celle-ci serait taxable selon le régime des plus-values immobilières des particuliers (à l’exception de la plus-value réalisée sur la résidence principale qui est exonérée).
La plus-value immobilière fait l’objet d’un abattement pour durée de détention pour le calcul de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux.
Les taux de l’abattement pour durée de détention sont les suivants pour les cessions à titre onéreux intervenues depuis le 1er septembre 2013.

Pour le calcul de l’impôt sur le revenu, la plus-value bénéficie d’un abattement de :

–       6% par année de détention au-delà de la cinquième année jusqu’à la 21è année,
–       4% pour la 22è année.

Le solde taxable est soumis à l’impôt au taux forfaitaire de 19%.

La plus-value immobilière est totalement exonérée d’impôt sur le revenu au-delà de la 22è année de détention.

Pour le calcul des prélèvements sociaux, la plus-value bénéficie d’un abattement de :
–       1,65% par année de détention au-delà de la cinquième année jusqu’à la
21è année,
–       1,60% la 22è année,
–       9% par année de détention pour chacune des années au-delà de la 22è.

Le solde taxable est soumis aux prélèvements sociaux au taux de 15,5%.

La plus-value immobilière est totalement exonérée de prélèvements sociaux au-delà de la 30è année de détention.

Enfin, la 3è loi de finances rectificative pour 2012 a institué une taxe supplémentaire sur les plus-values immobilières supérieures à 50.000 €, hors terrains à bâtir et hors plus-values exonérées comme celles sur les résidences principales. Le taux de la taxe est progressif de 2% à 6%.

Et au regard des droits d’enregistrement ?

Les apports purs et simples (y compris les biens immobiliers) qui sont
effectués à la constitution d’une société qui n’est pas soumise à l’impôt
sur les sociétés sont exonérés de tout droit d’enregistrement.

Aucun droit d’enregistrement ne serait dû sur l’opération d’apport.

Une question fiscale ? la réponse ici …

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